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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 13:45

Le torrent des ISP scolaires coule enfin pour le GENEPI Nancy ! Pour l'instant, simple ruisseau qui a rassemblé une trouzaine de génépistes, impatients den découdre, mais néanmoins anxieux face aux terribles élèves de troisième de l'ensemble scolaire Notre-Dame Saint-Sigisbert. Mais finalement, bien plus de peur que de mal, d'ailleurs, c'est un peu rassurant quelque part.

 

Pour les novices, une ISP scolaire, c'est une action d'Information et de Sensibilisation du Public, qui se passe donc en milieu scolaire. Le partenariat avec "Sigis" n'est certainement pas prêt de s'éteindre, encore une fois, nous avons été admirablement accueilli, et nous ne pouvons que féliciter les responsables de l'organisation dans le collège. Il y a d'ailleurs une surprise pour les bénévoles de l'association à la prochaine réunion !

 

Nous espérons maintenant que les ISP scolaires nancéiennes et meurthe-et-mosellanes suivent leur cours pour devenir un véritable déversement d'information. Le fleuve va peut-être déborder de son lit scolaire et arriver dans le reste de la société, où une action d'ISP en public d'ampleur se trame ...

 

 


 

Et l'un des objets utilisés dans ces interventions était cette bonne vidéo de l'OIP et d'Emmaüs, que je vous engage évidemment à connaître et diffuser.

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 09:52

 

Le Genepi, en association avec tous les membres du groupement national de concertation prison (notamment la Cimade, la Croix Rouge française, Emmaüs France, et bien d'autre au niveau local) ont choisi de se pencher pour ces 18èmes journées nationales prisons, sur le thème de l'activité et du travail, déclinant la problématique de la prison comme "entreprise d'insertion".

Bien sûr la formulation n'est pas neutre, mais elle nous permet alors de soulever la question de la volonté de l'individu lui même à se réinsérer, qui ne peut être imposée par l'institution carcérale, ainsi que toutes les interrogations sur la nature des mesures constitutant une "bonne réinsertion".

Le travail, l'enseignement, la formation professionnelle, les activités, obligatoires ou non, proposés par les nombreux intervenants de la prison seront abordés dans la reflexion qui entourera ces journées.

 

Pour plus d'information, précisions etc, le très bon dossier de presse mitonné par le Groupement, que l'on trouve notamment sur le site de la Croix Rouge.

 

 

Ce soir à Nancy les Associations intervenant en prison  et l’Espace ADA vous invitent à une soirée débat.

 

D’abord Gino Necchi du Contrôle général des lieux de privation de liberté nous fera un état des lieux.
Sa conférence sera suivie d’ une table ronde avec les parties prenantes , elle vous permettra de débattre sur que faire pour accompagner les personnes détenues en vue de  favoriser  leur réinsertion et de prévenir la récidive. Y a-t-il des solutions ? Quels sont les changements à entreprendre. Sont-ils réalistes ? 



Prisons : activités dedans ... réinsertion demain

Ce mardi 29 novembre à 20h30, au domaine de l'Asnée à Villers, Amphi la Croisée.

L'entrée est libre, venez nombreux !!


 

 

Domaine de l'Asnée, 11 rue de Laxou, Villers les Nancy

 

 

Prison-entreprise-d-insertion_medium-187.jpg 

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 09:55

 

C'est dans le cadre d'un travail sur les discriminations, effectué par les classes de 3ème du Collège Camus de Jarville que le Genepi Nancy s'y est rendu, les jeudi 7 et vendredi 8 avril pour deux heures de reflexion intense.

 

Ce n'est pas sans appréhension que nous sommes allés à la rencontre, pour chacune de ces matinées, de plus de 50 élèves, ayant déjà pour la plupart leur propre idée sur le monde de la prison.

 

Il a donc fallu commencer par mettre à plat ces représentations, afin de déméler le vrai du faux. Les élèves nous ont, pour cette partie, bien aidé, par leur participation et leur enthousiasme.

 

Nous avons commencé la séance par la projection du film « Eux dehors, moi dedans », réalisé par des jeunes de la MJC Lorraine autour du centre de détention de Toul. Montrant des conditions d'incarcération aux antipodes de prison break, représentant des souffrances d'hommes, de femmes et d'enfants comme les autres, et non de super héros durs et musclés, ce film nous a aidé à planter un cadre plus réaliste et nous a permis de nous atteler à la question des discriminations, puis à en débattre.

 

 

P4080003.JPG

 

La question des discriminations à la sortie de prison a suscité la polémique, ces jeunes pousses ayant déjà des convictions bien trempées et réfléchies, et la répartie solide.

 

Nous avons pu réfléchir sur la question de l'emploi, de la famille et de l'entourage, pour élargir ensuite la problématique sur le sujet central de la confiance, que la société, l'employeur, le public devrait accorder à des personnes qui ont reglé leur dette, et ont vocation à réintégrer cette société qui les a mis, évidemment avec leur contribution, à l'écart. Faire disparaître les discriminations, pour favoriser la réinsertion.

 

La punition doit elle se prolonger après la peine par la mise au ban de la société ?

La souffrance fait elle partie de la peine ?

Telles ont été les interrogations qui ont guidé le débat durant ces deux matinées.

 

Pas surs de les avoir tous convaincus, mais fiers d'avoir pu éveiller leur curiosité et leur reflexion, d'avoir un petit peu rapproché leurs points de vue, nous avons surtout été impressionnés par la qualité du débat que ces citoyens en herbe nous ont proposé (et à 8heures du matin en plus !)

 

 

 

 

 

Et encore merci à l'autre Camille d'être venu de Strasbourg pour nous apporter un peu de soutien !

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 20:27

 

 

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Ce lundi 4 avril, tout juste remises d'un grand week end de formation, le Genepi Nancy a commencé sa semaine sur les chapeaux de roue, par un ciné débat dans le cadre des forum de l'IRTS.

 

La soirée s'est organisée autour du fim documentaire "D'une prison, l'autre", de Guy Girard, qui décrit le déménagement des détenus de Nancy, en juin 2009, de la vieille et crade prison Charles III (pour rappel, construite en 1857 et abritant au moment de sa fermeture plus de 300 personnes détenues pour 260 places) vers le nouveau et très sécuritaire Centre Pénitentaire de Nancy-Maxéville. 

 

Le débat s'est ensuite décliné, sur plus d'une heure trente, sur le film, la prison, le sens de la peine.

 

Nous avons pu donner notre ressenti sur l'image de la prison proposée par le documentaire, qui présente pour nous quelques faiblesses en ce qu'il nous montre bien sûr des souffrances réelles, des problèmes concrets, mais ne suffit pas à décrire l'essence de la vie en prison.

Ce film nous expose une version uniquement matérielle de la prison, où les hommes (détenus comme surveillants d'ailleurs) sont étouffés par un bâtiment concu uniquement pour répondre à des exigences sécuritaires. Et pourtant, on y rencontre, quand on la pratique régulièrement, une vie qui s'organise, grace à des personnes détenues qui font preuve d'une formidable capacité d'adaptation, et à d'autres qui y apportent l'extérieur, le soutien et la reconstruction (ne sont pas représentés dans le film les travailleurs sociaux, les psychologues, les familles, les nombreux bénévoles qui apportent leurs compétences, aumôniers, genepistes etc.).

Il reste pour autant, pour ceux qui ne la connaissent pas, l'occasion de se faire une idée de ce que peut être la prison, et de se représenter les problématiques essentielles de la vie carcérale. Et pointe notamment l'importante question du manque de moyens alloués à l'objectif de réinsertion.

 

Faire un focus à travers le film sur la question de l'architecture carcérale n'a pas empêché le débat de dévier sur les problèmes plus généraux liés à la prison, la gestion par le privé, la surpopulation etc. Nous avons tenté de répondre au mieux à toutes les interrogations de nos interlocuteurs.

Malgré quelques échauffements de fin de soirée, nous avons pu nous en tirer sans trop de dommages, simplement épuisées.

 

Merci au Forum IRTS de nous avoir accueilli,

 

Je signale aussi la présence à cette soirée de Monsieur Jean-Marie Conraud, auteur du livre "CHARLES III, une prison en ville, L'histoire de l'enfermement à Nancy". 

 

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 10:29

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Avec l'aide de l'association Humamines de l'Ecole des Mines nous nous sommes infiltrés le jeudi 17 mars dans l'une des soirées très privées des mineurs, dans l'intimité du bar de l'Ecole. Objectif : discuter prison autour d'une, ou deux, ou trois bières selon les interlocuteurs. 

 

Pour libérer la parole Humamines avait donc apporté à boire, et le Genepi une exposition, qui n'a pourtant pas fait l'unanimité (ou l'humaminité?). L'ambiance humour noir limite provoc' de l'expo autour des dessins de presse du croc note carcéral a eu au moins l'avantage de faire réagir, et provoquer la discussion.

 

C'est ainsi que nous avons passé 2 bonnes heures à expliquer, justifier, défendre notre engagement au Genepi et nos positions sur les questions carcérales.

 

Ce fut donc de la sensibilisation utile, riche, et contradictoire !

 

Et on espère pouvoir renouveller l'expérience ... l'année prochaine ?

 

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 20:48

 

Jeudi 17 février. Comme l'année dernière (et celle d'avant) trois bénévoles ont rendu visite à la classe de 1ère Economique et Sociale, option Sciences Politiques du Lycée nancéien Jeanne d'Arc.

 

C'est dans le cadre d'un cycle sur la justice que la prof de Sciences Economiques et Sociales, ainsi que la documentaliste du lycée ont sollicité cette intervention. Objectif : décrire la réalité de la prison, et tenter de faire réflechir les élèves sur la question de la réinsertion.

Qu'est ce que la prison ? Sa fonction ? Comment l'améliorer ?

 

Nous en avons bien sur profité pour présenter l'association ainsi que nos activités, dans et hors de la détention, et tenté de transmettre la fibre associative à ces jeunes pousses. 

 

Deux heures de discussion n'ont pas été de trop pour balayer l'ensemble des problématiques liées à la question carcérale. 

 

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Un grand merci à Antoine, qui donne un cours de Piano au centre de détention, et à Elé, qui assure une intervention Anglais auprès des femmes de la Maison d'arrêt, pour m'avoir accompagnée durant cette matinée.

 

Peut être bientôt un compte rendu rédigé par les lycéens ? Ils nous l'ont promis ...

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 14:23

 

 

Jeudi 27 janvier, c'est la rentrée pour le GENEPI ! Une ISP à Longwy nous attend. Confirmé le lundi, il a fallu jongler entre la reprise des cours et les rappels des formations pour mettre en place en trois jours l'intervention. Il faut aussi trouver un moyen de s'y rendre dans cette merveilleuse ville, d'où l'auteur de cet article est originaire, situé à 1h20 de Nancy.

 

Accompagné de Cécile, et sa voiture tout terrain, nous arrivons avec 15 minutes d'avance à la Médiathèque de Longwy, où normalement, deux classes de secondes générales nous attendent, ainsi que des parents d'élèves. Nous découvrons l'auditorium où nous allons intervenir, la salle est flambant neuve. Fiers des vidéos préparées, travaillées, mais finalisées sur la route, impatients de les montrer à ces lycéens qui ne semblent pas vraiment savoir pourquoi ils sont là, nos premières désillusions éclatent !

 

L'enseignante avec qui nous avons mis en place l'ISP, nous explique, assez gênée mais remarquable par son sang-froid et son professionnalisme, que les mauvaises classes ont été appelés, donc que les élèves présents ne sont pas les siens. Sans sourciller, elle présente la situation à la vingtaine de seconde présents, qui devaient initialement être une cinquantaine. De l'autre côté de l'auditorium, ma camarade Cécile et moi comprenons qu'un autre souci se profile : personne ne nous avait prévenu qu'il fallait ramener le câble reliant l'ordinateur portable au rétroprojecteur. Nos vidéos tombaient à l'eau... Peut-être que le destin ne voulait pas qu'on puisse les diffuser, car 10 minutes plus tard, un responsable de la médiathèque nous ramène un câble, et le journaliste du Républicain Lorrain présent, envoyé en mission au lycée situé à quelques minutes, en ramena un autre.

 

Alors que nous poussons un OUF de soulagement, il s'avère que le rétroprojecteur ne fonctionne pas.... Pas grave, l'ISP doit commencer. On répond à quelques questions du journaliste, un étudiant de la faculté de droit de Nancy, puis on entame la présentation du GENEPI, tout en réfléchissant à ce qu'on pourra faire pour combler l'absence de vidéos. On expose le caractère particulier de la question de l'enfermement et des prisons.

 

D'abord dispersés, les lycéens furent rapidement plongées dans le débat, intrigués par ces étudiants, âgés de quelques années de plus qu'eux, qui pénètrent dans un univers qu'ils jugent sombre et dangereux : la prison. La séance débuta par un mini-Brainstorming afin de connaître leur vision de la prison : quels objectif d'une prison ? Quels termes s'y greffent ?

 

Armé de notre questionnaire (parfait !) du GENEPI, nous enchainons les questions afin d'ouvrir différents débats. Presque tout l'univers de la prison y passe, et les lycéens s'engagent dans la discussion : le quotidien, les liens avec l'extérieur, les rapports entre détenus, l'impact psychologique du quotidien sur les détenus, les rapports sexuels, les détenues enceintes, la réinsertion... Puis l'enseignante décide de pimenter le débat en se faisant « avocate du diable » : « des bonnes conditions de détention ? Mais ces délinquants le méritent-ils, après tout, ils le méritent. » Nos débats précédents ont du porter leurs fruits, tous les lycéens n'adhèrent pas, et certains critiquent cette vision des choses. Le débat dérive rapidement sur la question des délinquants sexuels, de la récidive. Les lycéens restent passionnés.

 

Ensuite, nous exposons brièvement les différentes condamnations qu'a subi l'État français pour ses conditions de détention. On évoque la surpopulation carcérale, tout en nuançant nos propos en ouvrant sur d'autres pays européens. Petit topo sur les Règles Pénitentiaires Européennes, puis on termine en leur présentant les prisons ouvertes. L'exposé est bref, plus ou moins convaincant, mais il apporte un débat, et c'est l'essentiel.

 

Au bout de 2h, les lycéens repartent, certains continuent d'évoquer le sujet, d'autres ont peut-être déjà tout oublié, ou en grande partie, mais le principal est qu'on ait pu apporter ce débat, apporter une réflexion, des contradictions aux idées pré-établies.

 

L'enseignante semble satisfaite, et nous informe de la volonté d'autres enseignants de nous faire intervenir auprès de leur classe, en espérant que tout se passe comme convenu cette fois-ci...

 

Cerise sur le gâteau, un bien bel article du Républicain Lorrain :

 

 

 

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 16:00

 

Dans le cadre des Journées Nationales Prison, au mois de novembre, le Genepi a participé aux côtés d'autres associations présentes au Centre Pénitentiaire, le mercredi 24 novembre à une conférence/débat, au Domaine de L'Asnées à Villers les Nancy.

 

Par chance, Radio Fajet était dans le coup, et nous propose donc un échantillon de ce qui s'est dit.

 

On écoute ...

 

http://fajet.net/emi_paroles_outremur.php

 

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Je rappelle que radio fajet anime tous les dimanches soir de 18h à 19h30, une émission qui met en contact les détenus du Centre Pénitentiaire avec leurs proches par le biais de messages téléphoniques ou écrits, et diffusés par des bénévoles.

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 11:16

 

17èmes Journées nationales prison
Prison : la dernière grande muette ?
du 22 au 28 novembre 2010


 

journees-prison-2010

 

Le Groupement National Concertation Prison est composé de l'Association nationale des visiteurs de prison (ANVP), des aumôneries catholique, protestante, et musulmane, La CIMADE, la Croix Rouge française, la FARAPEJ (Fédération des associations réflexion action prison et justice) , le GENEPI (Groupement étudiant national d'enseignement aux personnes incarcérées), le Secours catholique, l'UFRAMA (Union des fédérations régionales des associations de maisons d'accueil de familles de détenus) et la FNARS.

Les groupes locaux de concertation prison ont organisé à ces dates, comme chaque année, de nombreux évènements afin de donner à voir la prison à nos concitoyens et de nourrir le débat public sur la prison. Le thème choisi cette année pour ces 17èmes Journées nationales prison est l'expression individuelle et collective des personnes détenues.

Si la peine de prison emporte privation de la liberté d'aller et de venir, elle n'affecte pas, en principe, la liberté d'expression. Pourtant, même si l'interdiction de parler n'y est plus en vigueur, la prison réduit encore au silence celles et ceux qu'elle enferme. La liberté d'expression, droit fondamental reconnu comme tel par la Constitution française et la Cour européenne des droits de l'Homme, fait parfois pâle figure derrière les murs des établissements pénitentiaires. Absence de droit d'association, difficultés pratiques à mettre en œuvre le droit de vote, limitations des correspondances écrites et téléphoniques, interdiction de signer la moindre pétition ... Si de timides progrès ont été posés à l'état de principe par la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009, un mutisme contraint frappe encore les « usagers du service public pénitentiaire ». Contre tout espoir, ces nouvelles dispositions législatives, en effet, ne se conforment même pas à la règle pénitentiaire européenne n°50, qui préconise de « donner la possibilité aux personnes détenues de discuter ensemble de questions relatives à leurs conditions et d'en faire part aux autorités pénitentiaires ». Pour les dizaines de milliers de personnes prévenues ou condamnées qui se trouvent actuellement derrière les barreaux, cette absence de prise de parole mène, parfois, à des conflits très violents. Une bonne partie de ces incidents auraient pu être évités si des espaces de parole avaient été aménagés.

La loi contrôle strictement les transmissions d'informations entre l'intérieur et l'extérieur. Quand elle parvient à franchir les murs, illégalement ou après une libération, la parole des personnes détenues est presque systématiquement disqualifiée par le caractère stigmatisant de la sanction pénale. Souvent, aujourd'hui, c'est grâce à la caution morale que représentent certaines personnalités ou certaines associations que la voix des personnes incarcérées et de leurs familles parvient péniblement à se faire entendre dans l'espace public. Mais ces « porte-paroles » ne déforment-ils pas les voix dont ils se disent la bouche ?

Le GNCP a choisi cette année de mettre en débat l'expression individuelle et collective des personnes incarcérées et de leurs familles. La nouvelle loi pénitentiaire prévoit, certes, une petite ouverture, notamment, en donnant à toutes les personnes détenues la possibilité de téléphoner, au moins à leurs proches, si elles en ont les moyens. Mais pourquoi maintenir cette interdiction de s'exprimer publiquement, individuellement ou collectivement ? Des formes de consultation institutionnalisée existent déjà au Canada, au Royaume-Uni, en Allemagne  ... De fait, il s'établit toujours une forme de dialogue entre les personnes incarcérées et le personnel pénitentiaire. Alors pourquoi ne pas aller plus loin en proposant des espaces d'expression au sein desquels chacun des acteurs du monde carcéral, à commencer par les personnes détenues, pourrait participer de manière responsable et y être entendu ?

Convaincus qu'une liberté d'expression constructive et respectueuse constitue le fondement de toute société démocratique, les Groupes locaux de concertation prison (GLCP) s'efforceront, durant la quatrième semaine du mois de novembre, partout en France, de placer au cœur du débat public ce qui retient encore prisonnière la parole des hommes, des femmes et des enfants incarcérés et de leurs familles. La prison resterait-elle donc la dernière grande muette ?

 

 

A voir : Le Passe Murailles (publication du GENEPI) des mois de septembre et octobre 2010, Motus et bouche cousue, consacré à l'expression des personnes incarcérées.

 

La prise de position du GENEPI sur la parole prisonnière (2010)

 

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 07:32

 

Pourtant on y était ... hier sur fréquence fac à 19h30 ! Peut être un peu tard pour augmenter notre public à la réunion, mais quand même !!

 

Réunion ce soir, 19h30 à la fac de sciences, salle E41 du 1er cycle !!

 

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52 - 19 plan ISP

 

 

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