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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 22:00

La médiathèque organise une exposition d'oeuvres réalisées par des personnes détenues de Nancy et de Toul. A voir à partir du 12 avril.



ExpoBMN

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 12:45
photo : présidence de la République

photo : présidence de la République. 2013

 

Après avoir remis son rapport au président de la République lundi 18 février, Jean-Marie Delarue l'a remis aux présidents du Sénat (le 19 février) et de l’Assemblée nationale (le 26 février). Le contrôleur général présentera ce rapport à la presse lors d’une conférence de presse le lundi 25 février à 9h30 dans les locaux du CGLPL. Un dossier de presse complet et des photos seront mis en ligne dès le lundi 25 février. Ce rapport est publié aux éditions Dalloz et sera disponible en librairie le mercredi 20 février. Il ne sera téléchargeable sur le site du contrôle que le mercredi 3 avril. A regarder avec intérêt !

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 20:12

Entretien très intéressant avec Nicole Maestracci, qui préside le comité d'organisation sur la Conférence de Consensus sur la prévention de la récidive, où l'on voit que ce comité va jouer un rôle déterminant sur l'orientation politique concernant la justice, et les axes principaux de la politique pénale sous François Hollande. Rien que ça.

 

Disponible ici.

 

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 16:45

Le premier film que j'ai regardé sur la prison ... et loin d'être le dernier !

 

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 13:10

Notre série Culture Prison s'étoffe encore un peu en cette rentrée avec la sortie du film Ombline, par le réalisateur Stéphane Cazes, ancien membre de l'association GENEPI. Il signe là un long-métrage assez sombre sur un fait de société relativement méconnu, à savoir la maternité en prison. Elle concerne ici Ombline, une jeune femme qui connaît de grands problèmes pour élever son enfant en raison de son enfermement. Emouvant, touchant, ce film véhicule toute une série d'interrogations sur le sort des mères détenues, et encore plus sur les enfants nés en prison. Le rapport de forces entre l'institution et la famille est des plus sensibles.

 

Le GENEPI vous invite à aller le voir dès qu'il sort, le 12 septembre, dans tout bon cinéma qui se respecte. Sinon, le réalisateur a prévu une projection ciné-débat le 17 septembre, au Caméo Saint-Sébastien à Nancy.

 

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=203981.html

 

ombline.jpg

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 12:11

 

 

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Au rayon actualités de la rentrée, la pièce mise en scène par Michel Didym concerne particulièrement le monde de la prison. C'est un lieu de création qu’on a tendance à oublier. L'une de nos missions au GENEPI est de valoriser la qualité d'expression des détenus. Cette pièce, interprétée par Bruno Ricci, reprend des textes des personnes incarcérées sur Maxéville et à Ecrouves, avec la participation du journaliste Dominique Simonnot pour compiler ces écrits. La Manufacture présente ce spectacle comme une incitation à réfléchir sur les moyens de réinsertion mis en oeuvre dans notre société.

 

"Le monde carcéral est évoqué sans cliché. Dans l’air et la lumière qui traversent les barreaux vibrent les mots forts qui viennent du réel et dans lesquels coule une sève riche d’émotion et de douleur, dans le temps suspendu du châtiment, entre rires et pleurs. A travers ce spectacle, peut naître un regard différent [sur les détenus] et l’on doit admettre que la culture est une voie pour guider les espoirs de réhabilitation et d’ouverture au-delà de l’enfermement."

 

 

A l'encre des barreaux,

Du 26 septembre au 06 octobre 2012

Théâtre de la Manufacture, Nancy

19h ou 20h30 selon les jours

 

Réservez vite !

 

 

 

 

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 14:00

OMAR M’A TUER

 

19723261.jpgRéalisé par Roschdy Zem
Avec Sami Bouajila, Denis Podalydès, Maurice Bénichou,…

 

Synopsis (Source : Allocine)

Le 24 juin 1991, Ghislaine Marchal est retrouvée morte dans la cave de sa villa de Mougins. Des lettres de sang accusent : « Omar m’a tuer ». Quelques jours plus tard, Omar Raddad, son jardinier, est écroué à la prison de Grasse. Il parle peu, comprend mal le français, a la réputation d’être calme et sérieux. Dès lors, il est le coupable évident. Il n’en sortira que 7 ans plus tard, gracié, mais toujours coupable aux yeux de la justice. En 1994, révolté par le verdict, Pierre-Emmanuel Vaugrenard, écrivain convaincu de l’innocence d’Omar Raddad, s’installe à Nice pour mener sa propre enquête et rédiger un ouvrage sur l’affaire…

 

Mon avis

Plaidoyer pour la réhabilitation d'Omar Raddad, il ne s'agit cependant pas d'un film militant mais plus simplement d'un film-vérité cherchant à faire la démonstration de l'erreur judiciaire commise. L'ensemble du film s'équilibre assez bien entre les moments où le spectateur suit Omar Raddad (Sami Bouajila) depuis son arrestation jusqu'à son procès puis sa libération et ceux de l'enquête minutieuse conduite par Pierre-Emmanuel Vaugrenard (Denis Podalydès).

 

Ce film met également en lumière l’aspect humain de la détention de Raddad et ses conséquences auprès de ses proches. Ceci permet de comprendre que la détention est une souffrance pour la personne incarcérée mais également pour ses proches. Dans la même veine, je vous recommande l’excellent documentaire de Stéphane Mercurio « A côté » (octobre 2008) qui permet à des femmes de se confier, le temps de leur attente de parloir pour retrouver leur proche incarcéré, sur la dureté du monde carcéral, dureté qui s’abat également sur elle au quotidien : « depuis qu’il est en prison, je vis moi aussi dans une prison » dira l’une de ces femmes.

 

Pour revenir à « Omar m’a tué », au-delà de ce que j’ai pu souligner, je n'ai pas de véritable critique à faire de ce film si ce n'est qu'il soit si court : 1h25 ! Mais peut-être que celles et ceux qui l'ont vu également sont d'un autre avis ?

 

 

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 17:37

Prisonnières

De Catherine ERHEL & Catherine LEGUAY

Avec la participation de Marthe, Suzanne, Christine, Paule et Claire

(Septembre 1978)

 

Les auteures

 

Catherine LEGUAY a 27 ans. Elle fut détenue quatre ans et demi, puis fut membre du CAP (Comité d’action des prisonniers). Avec d’autres femmes, elle travaille dans un hebdomadaire féminin et féministe.

 

Catherine ERHEL a 27 ans. Elle a été détenue à Lille. Membre du CAP, elle est traductrice.

 

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4ème de couverture

 

Deux anciennes détenues témoignent de l’univers carcéral féminin et de la violence familiale souvent responsable des délits des femmes.

 

Les prisons de femmes, c’est quoi ? C’est comment ? Le silence, l’ignorance ont jusqu’à présent laissé la place à toute une mythologie misogyne voire égrillarde : les femmes recluses seraient sournoises, perfides, perverses et bien sûr… homosexuelles ! Des voix étrangères…

 

Alors, quelques femmes ont dit, ont écrit, avec pudeur et avec sincérité, leurs années de détention à la Centrale de Rennes, dans les Maisons d’arrêt de Fleury-Mérogis-Femmes, de Loos-lès-Lille, de Lyon…

 

Elles disent leur quotidien, leur solitude, leur sexualité. Elles disent leur violence, leurs délits. Elles disent leur vie d’avant la prison, leur vie d’épouse, de mère, quand l’enfermement n’était pas celui des murs.

 

Voix de détenues, voix de femmes, voix de nous toutes encore réprimées dans notre corps, notre vie sociale, notre parole.

 

Femmes en prison, femmes en justice, femmes en famille, autrement dit, femmes enfermées : Prisonnières…

 

 

Introduction (extraits choisis)

 

« Lettres de détenus dans la presse, ouvrages d’anciens détenus, tel Serge Livrozet, le voile sur la condition pénitentiaire masculine, sur la délinquance et ses causes sociales et politiques, a commencé de se déchirer. L’été 1974 durant lequel quarante-cinq prisons se révoltent et flambent de la colère des détenus y a fortement contribué. »

 

Et les prisons de femmes ? « Rien ne s’élève. Le silence, l’ignorance et les mythes continuent de les envelopper, tout comme le silence enveloppe et écrase les quelques détenues qui ont essayé ou essaient encore d’y faire entendre leurs voix. »

 

« Ecrasées, normalisées, dépersonnalisées, silencieuses, dépossédées, mutilées, asexuées, opprimées, réprimées, infantilisées, les femmes détenues continuent d’être sans exister, car il est lourd, le poids de cette oppression ; lourd, le poids de ce silence. »

 

 

Mon avis

 

Ce livre est l’un des tous premiers à faire état de la situation carcérale des femmes, jusqu’à lors véritable tabou et source de fantasmes. Les auteures s’expriment mais donnent aussi la parole aux femmes qui ont connues l’incarcération : femmes détenues mais également femmes éducatrices au travers d’un échange, d’un jeu de questions-réponses. Chacune raconte les prisons pour femmes, brisant ce « silence, (cette) ignorance et (ces) mythes (qui) continuent de les envelopper, tout comme le silence enveloppe et écrase les quelques détenues qui ont essayé ou essaient encore d’y faire entendre leurs voix. »

 

L’ouvrage comprend 4 parties dont chacune aborde un aspect de la prison pour femmes avec en écho la considération de la femme dans la société des années 1970 :

 

-      « les Hauts murs » (cadre de la détention, vie quotidienne) ;

-      « Nos corps enfermés » (le désir de maternité, sexualité féminine, ...) ;

-      « Femmes en violence » (le regard de la société sur la délinquance féminine) ;

-      « Accusée, levez-vous » (le comportement de la justice vis à vis des femmes).

 

Rappelons que ce livre a été écrit dans les années 1970 où les mouvements féministes luttaient (et luttent encore malheureusement aujourd'hui) pour défendre les droits des femmes, un droit égalitaire avec celui des hommes. Un combat contre une société patriarcale et sexiste où la femme est cantonnée au rôle d'épouse, de mère au foyer, de femme docile et discrète. Ce combat se prolonge en prison, lieu clos et oppressif où « Le seul droit des détenues s’esquisse donc : obéir ! Les devoirs qui leur sont faits également : se taire ! Qu’un détenu rechigne, conteste, voire gueule, rien que de très normal, même si cela entraîne pour lui des conséquences disciplinaires ou parfois des coups. C’est loin d’être le cas en ce qui concerne une détenue. Une détenue ne doit pas ''penser'' sa vie carcérale. Une détenue doit silencieusement s’y couler. Une détenue doit se matriculiser sans élever d’objections, sans poser de questions, dans l’acceptation totale de ce qu’on lui impose. En cas contraire, c’est qu’il s’agit d’une hystérique, d’une rebelle, d’un élément subversif, à traiter avec les méthodes adéquates : répression, répression… »

 

 

Depuis 1970, les femmes ont gagné de nombreuses batailles pour la reconnaissance des mêmes droits et libertés que les hommes. En prison, la question des femmes incarcérées a évolué mais reste toujours à améliorer, en témoigne l'interview sur Canal Académie de Mme Michèle ANDRE, Sénatrice du Puy-de-Dôme, et Présidente de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes :

 

http://www.canalacademie.com/ida5528-Les-femmes-dans-les-lieux-de.html

 

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 15:34

« Le cachot » de Denis LANGLOIS (août 1982) 

 

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L’auteur

 

Refusant d’exécuter son service militaire, Denis LANGLOIS est emprisonné en 1965. A sa sortie, il devient avocat au barreau de Paris (1968 à 1993) ainsi que conseiller juridique à la Ligue des Droits de l’Homme (1967 à 1971). Il est l’auteur d’une vingtaine de livres dont « Les Dossiers noirs de la police et de la justice françaises », « Panagoulis », « Le sang de la Grèce », « Le guide du citoyen face à la police ».

 

 

4ème de couverture

 

Denis Langlois a écrit Le Cachot en 1966, à Fresnes, où il était détenu comme objecteur de conscience. Il raconte quarante-cinq jours de ‘‘mitard’’ : quarante-cinq jours de solitude, sans meubles, et avec un repas tous les deux jours.

 

Ce livre, c’est d’abord le récit d’une lutte constante pour garder son intégrité. Mais, au travers, se dessine aussi une description rigoureuse de l’univers carcéral, qui garde toute son actualité : si les quartiers de haute sécurité ont été supprimés, les mitards existent toujours. Par ailleurs, les effets psychologiques de la ‘‘punition’’ par isolement que rapporte Denis Langlois ont donné lieu à des études systématiques des professionnels de la destruction des personnalités. Ces études, depuis, ont conduit aux sinistres pratiques de ‘‘privation sensorielle’’.

 

Autre atteinte aux libertés individuelles : le refus de l’objection de conscience, également toujours actuel, puisque les aménagements passés ou à venir du statut d’objecteur paraissent loin de satisfaire les exigences de ceux qui le revendiquent.

 

 

Mon avis

 

Ce livre fait la description de la cellule disciplinaire, appelée ‘mitard’ dans l’argot pénitentiaire dont l’auteur dénonce la violence et le paradoxe qu’engendre le mitard et de façon plus large la prison : « il est vrai que ce sont les premières heures qui sont les plus pénibles. Un homme qui, par erreur, passe une nuit en prison en garde toute sa vie un souvenir horrifié. Celui qui y reste trois ou quatre ans n’en est plus là. Il a fini par s’habituer. »

 

Par là, il interroge le lecteur sur la réponse apportée par la société pour ‘’punir’’ le délinquant et sur le sens de la peine d’emprisonnement : « les juges ne sont guère perspicaces. Ils n’ont pas encore compris cette évidence. Ils fabriquent à la chaîne des repris de justice, de ces hommes qui passeront le plus clair de leur vie en prison, parce qu’ils ont appris à ne plus la redouter. »

 

En résumé, pour Denis Langlois, : « de cette rencontre avec la prison, il m’est resté quelque chose de plus profond que les mots : un dégoût de l’injustice, de la connerie brute des hommes. »

 

 

La prison est une sanction prononcée par la justice mais c’est également un espace de non-droit et d’injustice.

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 20:22

Q.H.S : QUARTIER DE HAUTE SECURITE

 

Ecrit par Roger KNOBELSPIESS

Préfacé par Michel FOUCAULT

 

 

4ème de couverture du livre (écrit en 1980)

 

Rouen, Fresnes, Mulhouse, Colmar, Besançon, Evreux, Fresnes, Caen, Château-Thierry, Poissy, Evreux, Fresnes, Château-Thierry, La Santé, Lisieux, Fresnes, Château-Thierry, Melun.

 

A 32 ans, Roger Knobelspiess a passé près de la moitié de sa vie en prison dont déjà 11 années pour une agression, un vol de huit cents francs. Se battant inlassablement, contre sa peine, contre ses conditions de détention, ce prisonnier, sans cesse transféré, de cellule d’isolement en cellule d’isolement, n’a jamais cessé de crier son innocence.

 

Il est un de ceux qui servirent de cobaye pour l’une de ces inventions démocratiques de pointe : le Quartier de Haute Sécurité.

 

Un homme devient dangereux non pas en fonction du délit commis mais de son insoumission. S’il refuse de se taire, n’accepte pas sa peine, se révolte de quelque façon, il sera mis en Q.H.S.

 

Ce livre a été engendré face au silence du Q.H.S., hors de l’espoir et du désespoir. Une simple lutte contre la mort lente : dans une cellule blindée, seul 23 heures sur 24.

 

Ainsi témoigne Roger Knobelspiess : « C’est d’une réalité crue que je parle. C’est d’elle que je suis venu, c’est vers elle que je suis allé. Du quartier de la misère au Quartier de Haute Sécurité. »

 

Aujourd’hui revenu à la ‘‘prison ordinaire’’, il vit l’espoir fou de vivre enfin.

 

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Mon avis

 

Ce livre n’est pas un simple témoignage d’un prisonnier sur la situation des prisons dans les années 1970. Il dénonce une nouvelle forme de répression dans la prison, un espace de non-droit dans la prison : les Quartiers de Haute Sécurité.

 

Justifiés par les politiques en tant que réponse au sentiment d’insécurité qu’éprouvent les français, les QHS consistent au placement des détenus considérés comme « dangereux » dans un espace hermétiquement clos où toute activité, tout contact, toute occupation sont bannis. Ce qui rend encore plus insupportable cette condition, ce sont les motifs invoqués pour justifier le QHS et l’incertitude qui pèse quant à la durée de cette mesure. L’auteur cite l’exemple de Taleb Guerfi qui est resté 1 ans en QHS au motif qu’il est monté sur un arbre pour protester contre une punition de mitard (= cellule disciplinaire), ou encore le cas de Jean-Claude B., 8 mois de QHS pour s’être plaint de la qualité de la nourriture servie en prison.

 

 

Tout au long de son récit, Roger Knobelspiess nous fait vivre « cette prison dans la prison » avec ses mots à lui, des mots crus, des mots souvent durs, mais justes, à l’encontre du système pénitentiaire dont la seule inquiétude est que « les prisonniers parlent, que la vérité des prisons jaillisse au grand jour, la vérité de l’injustice sociale soignée par la répression » ; la répression de « ceux dont on ne peut rien faire, et dont il faut faire en sorte qu’ils ne soient plus rien ».

 

Même si les QHS ont été supprimés en 1982, « l’enferment indéfini et complet », comme l’évoque Michel FOUCAULT en préface, existe toujours à travers la mise à l’isolement renforcé. Cette « torture blanche », comme l’appelle les observateurs du monde carcéral, conduit à un isolement social des personnes, amplifie les séquelles physiques et psychologiques inhérents à la prison. Les personnes isolées se mettent à parler toutes seules ou ne parlent plus. Selon l’association des secteurs de psychiatrie en milieu pénitentiaire : « Pour la plupart des détenus, l’isolement prolongé rend complètement fou. La mort psychique qui en résulte est un phénomène très inquiétant ». Cet isolement complet conduit trop souvent à des actes désespérés ou de révolte : automutilations, suicide, grève de la faim, tentative d’évasion.

 

En résumé, ce livre, témoignage d’une époque, reste encore (malheureusement) d’actualité au regard du durcissement de la politique pénale (peines planchers, rétention de sûreté) alimentée par le populisme pénal et l’atteinte de l’utopique idéal sécuritaire du risque zéro.

 

 

Pour aller plus loin : l'article concernant les DPS (Détenu Particulièrement Surveillé) que  l'auteur de ces lignes a, modestement, rédigé  pour le Passe-Murailles sur l'Evasion (mai/juin 2010)

(Evasions : surveiller et punir, page 32)

 

 

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