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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 18:00

Chronique enregistrée dans les studios du GENEPI Nancy par Pierre et Florent, étudiants en M1 d'histoire-géographie, sur l'histoire des peines et de l'enfermement.

 

Avec le son, c'est mieux : https://soundcloud.com/genepi-nancy/05-lhistoire-des-peines-et-de

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 22:00

La médiathèque organise une exposition d'oeuvres réalisées par des personnes détenues de Nancy et de Toul. A voir à partir du 12 avril.



ExpoBMN

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 15:00

http://vimeo.com/60335006 : le lien vers la bande-annonce du film que je vais présenter à l'instant.

 

Pour cet article, je dois remercier le GENEPI Toulouse, qui ouvre évidemment d'énormes portes devant nous, avec la réalisation du documentaire Sur les toits - Hiver 1972 - Les mutins de Nancy, par le jeune réalisateur Nicolas Drolc, qui promet énormément.

 

Je vous mets le texte de ce site, Grabuge, par ailleurs très bien fait :

 

Sur les Toits. Hiver 1972 : mutineries dans les prisons francaises.

 

Film Documentaire (90 min)
 

 

« Sur les Toits. Hiver 1972 : mutineries dans les prisons françaises »

Le 15 janvier 1972, une mutinerie éclate à la prison Charles III de Nancy (54). Philippe Artières (CNRS) dans un article intitulé : La prison en procès.

Les mutins de Nancy (1972) raconte l’événement : « Au cours du petit déjeuner dans le réfectoire commun, des détenus se plaignirent de la mauvaise qualité du café, la discussion s’envenima et très vite l’émeute se déclencha et se généralisa : en moins d’une heure, les trois cents détenus qui composaient la population de la maison d’arrêt se mutinèrent. Les détenus en cellule libérés par ceux des dortoirs prirent le contrôle de l’ensemble des bâtiments, bureaux administratifs compris. Là, un tract fut imprimé sur la ronéotypeuse [duplicateur à alcool] de l’établissement. Ce tract qui annonçait les principales revendications des détenus fut remis à l’administration qui, dans un premier temps, avait voulu reprendre le contrôle par la force puis, devant l’ampleur du mouvement, y avait renoncé.

Mais ces revendications des détenus ne furent pas entendues ; les négociations à peines ouvertes furent bloquées et, assez vite, il fut décidé de faire intervenir les gardes mobiles. Les détenus occupèrent alors les toits de la prison jusqu’en toute fin d’après midi, moment que le préfet choisit pour faire intervenir les forces de l’ordre épaulées par un hélicoptère. Le soir du 15 janvier, l’ordre régnait à Charles III ».

L’auteur apporte également des précisions sur le comportement des détenus dont la moyenne d’âge est plutôt jeune. Selon lui, il n’y a eu aucune violence envers le personnel de la prison. Il régnait même « une certaine gaité » parmi les détenus. « Certains détenus avaient attaqué la cantine et distribué la totalité des réserves ainsi que le stock de bières […] d’autres avaient descellé les rares lavabos, tandis que la toiture avait été largement endommagée par les prisonniers qui l’occupaient, les mutins s’étant servis des tuiles pour repousser les assauts des forces de l’ordre ». La mutinerie est assez sévèrement réprimée : alors que certains détenus sont transférés dans d’autres établissements, six, accusés d’avoir mené la révolte sont condamnés le 8 juin 1972 devant le tribunal correctionnel de Nancy à des peines allant de cinq à huit mois, pour l’exemple.

Le but de la révolte n’était pas de mettre à sac la prison mais de formuler un certain nombre de revendications. Ainsi, ils demandaient une justice plus équitable à l’intérieur des prisons de la part des surveillants et de l’encadrement, une justice honorable ainsi que la suppression de la tutelle pénale et de l’interdiction de séjour.

Les détenus réclamaient aussi la fin des violences physiques des surveillants dont ils avaient été l’objet à la suite de légères infractions. Leurs autres revendications portaient sur la qualité de leur alimentation et le manque d’hygiène et de chauffage dans les dortoirs.

La mutinerie de Nancy intervenait un mois exactement après celle de la centrale Ney de Toul et au lendemain de la publication du rapport d’une commission d’enquête présidée par l’avocat général Schlmek qui cherchait à en établir les responsabilités. Au cours de l’automne 1971 et au début de l’année suivante, il y en a eu d’autres encore dans des établissements de l’est du pays, ainsi qu’à Lyon, Toulouse et Nîmes, une trentaine en tout. Il s’agissait d’un mouvement d’ampleur nationale ; les revendications portaient sur : « les conditions de détention » et l’ « exercice de la justice ».

Nicolas Drolc est l’auteur d’un documentaire qui s’intitule Sur les Toits. Hiver 1972 : mutineries dans les prisons françaises où il retrace ces événements à l’aide de plusieurs témoignages d’anciens détenus, d’anciens membres du Groupe d’Information sur les prisons (GIP) et nombreux documents d’archives.

Ce film dépoussière cette page noire qui fut littéralement gommée de l'Histoire officielle des luttes sociales de la fin des années 60. C'est pourtant dans ce contexte que les prisonniers, à l'instar d'autres communautés marginales, ont défendu eux aussi leurs droits, leur dignité et leur honneur. L'histoire est racontée 40 ans plus tard, par ces anciens détenus de Nancy qui sont montés sur les toits de leur prison Charles III le 15 janvier 1972, pour enfin pouvoir se faire entendre.
 
Avec dans le documentaire : Les mutins de la prison de Nancy, un surveillant de la prison de Toul,  Maître Henri Leclerc, Daniel Defert, Serge Livrozet, Michel Foucault, Charlie Bauer.

La première du film aura lieu au cinéma Caméo à Nancy le vendredi 7 juin 2013.

 
Bande-annonce du documentaire : http://www.lesmutins.org/Sur-les-toits-Hiver-1972.html

 

 

 

Du coup, j'ai recherché un peu plus sur internet, et j'ai retrouvé ces articles de l'année dernière sur l'Est Républicain, que je vous mets en lien de suite :

 

- Que sont devenus les mutins ?

- Films amateurs bienvenus

- Simone Signoret au secours de Toul

 

Pour rester dans la thématique "détruire les prisons", voici un petit reportage fait à l'automne 2010, quand Charles III était encore (presque) debout. Et un article sur le transfert de Nancy-centre-Charles III au Haut-du-Lièvre-Centre Pénitentiaire de Maxéville.

 

 

 

Les mutins lançaient non pas des pavés mais des tuiles. Photo Gérard DROLC

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 14:45

Le GENEPI, ce n'est pas seulement l'intervention en détention. C'est aussi et surtout le décloisonnement des prisons, lieux méconnus de la société, alors qu'ils devraient être au coeur des débats. Le GENEPI Nancy revient sur les actions d'information et de sensibilisation du public.

 

Mur_de_prison.jpg

 

Avec le son, c'est mieux : https://soundcloud.com/genepi-nancy/briser-les-murs

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 11:30

A retrouver sur Radio Campus Lorraine, la chronique sur les peines de perpétuité en France et en Europe.

 

Voici quelques références en plus :

 

 

Des parcours d’exécution de peine sans perspective de libération” dans LECUYER (dir.), La perpétuité perpétuelle, Presses Universitaires de Rennes, 2


 

BENAOUDA Abdelmalik ; KENSEY Annie, La récidive des condamnés à la perpétuité, in Cahiers d’études pénitentiaires et criminologiques N°24 d’août 2008.


 

 Perpétuité : une réclusion à vie ?, les Chroniques du CIRAP n°5, juillet 2009, ENAP

 

 

Avec le son en plus, c'est encore mieux : https://soundcloud.com/genepi-nancy/la-peine-privative-de

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 11:00
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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 17:45

Le Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté souhaite étendre son champ d'action aux établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes. Les arguments en faveur de ce projet, et les arguments plus réservés. Et enfin, les questions que cela pose.

 

 

PS : rien à voir, mais Christiane Taubira présente les chantiers à venir ... Il y a du boulot !

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 16:45

couverture

 

"Pas besoin de délocaliser en Chine, en Pologne ou en Roumanie pour pouvoir rémunérer, légalement, des personnes 3 euros de l’heure, il suffit pour cela de solliciter les ateliers pénitentiaires, où des détenus œuvrent, sans contrat de travail, pour des grandes entreprises, des PME et des TPE, issues de secteurs aussi variés que la cosmétique, l’automobile, l’imprimerie, le marketing, etc. Elles ont pour point commun de ne pas se vanter de ce type de sous-traitance.

 

Bien qu’écartés de la vie économique, les détenus y participent à leur manière. Lorsque l’activité le permet, 23 000 détenus (40 % de la population carcérale) travaillent 6 h par jour, ou suivent une formation professionnelle. Souvent peu qualifiés et faiblement rémunérés, les travaux d’usinage réalisés dans les ateliers pénitentiaires pour le compte d’entreprises sont très majoritairement payés à la pièce. Les fiches de paie d’anciens détenus, qui ont accepté de raconter leur vie professionnelle sous les verrous, attestent qu’il est difficile de gagner plus de 300 euros par mois lorsqu’on travaille pour des entreprises ou des marques comme Yves Rocher, L’Oréal, BIC, Renault, Vania, La Redoute, Bouygues, etc. Peu bavardes sur ce type d’initiatives, ces entreprises s’abritent généralement derrière leurs fournisseurs pour expliquer leur présence en prison.

 

Les directeurs achats et marketing qui sous-traitent en prison disent tout ignorer ou presque des rémunérations pratiquées et des conditions de travail, symbolisées par l’article D 103 du Code de procédure pénale, qui stipule que « les relations entre l’organisme employeur et le détenu sont exclusives de tout contrat de travail ». Pas d’indemnité journalière en cas de maladie, des difficultés pour faire reconnaître les accidents de travail, peu de recours, pas de congés, pas d’indemnité chômage. En prison, on ne s’embarrasse pas avec le droit du travail.

 

Rarement évoqué dans des ouvrages généralistes, le travail en prison a pourtant une importance capitale pour nombre de détenus, qui ont besoin de gagner de l’argent pour vivre en prison et pour soutenir leur famille et qui doivent faire face aux frais d’incarcération (transports, hébergement, perte du RMI, etc.). Enfin, même si le travail n’est plus obligatoire depuis la loi du 22 juin 1987, il reste un critère décisif pour obtenir des remises de peine supplémentaires. Le travail rend libre plus vite, à condition de se plier à ce no man’s land juridique."

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 16:15

Super réalisation sur ce site, "No Justice for All".

 

 

 

Vous pouvez retrouver ici le webdocumentaire sur les prisons états-uniennes, et ici toutes les discussions sur le forum consacré à cette émission. C'est absolument passionnant et richement documenté, on y trouve énormément d'informations de grande qualité.

 

Pour alimenter mes propos sur la surpopulation carcérale, voici deux articles (ici et ) très bien faits qui donnent un bon aperçu en chiffres de la situation actuelle aux Etats-Unis.

 

Et même l'article Wikipédia est bien fait, c'est dire !

 

 

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 16:00

Inflation des incarcérations, prestations de mauvaise qualité, pressions politiques ... Quand prisonnier rime avec rentabilité.

 

Voici le sous-titre de l'article dans le Nouvel Observateur, que je n'arrive absolument pas à retrouver sur Internet. Je vais donc me taper l'écriture à la main mais ça me semble vraiment intéressant, alors je ne vais pas rechigner.

 

 

Faut-il plus de prisonniers aux Etats-Unis ... pour faire plaisir à la veuve du Minnesota et au retraité de Milwaukee ? La question peut sembler incongrue, et pourtant : dix ans après les premières privatisations massives de prisons états-uniennes, un concert de voix s'élève contre les dérives d'un système carcéral de plus en plus soumis à la pression des actionnaires. Intéressant, au moment où la France songe à construire de nouvelles prisons, en Partenariat Public-Privé.

 

En juin 2012, le prix Nobel d'économie Paul Krugman dénonçait l'influence perverse des lobbyistes sur le secteur. André Douglas Pond Cummings, professeur à l'Ecole de Droit de l'Indiana, est plus explicite encore : "Je me suis demandé s'il était possible que les dirigeants des entreprises carcérales privées aient trouvé des moyens pour augmenter la population emprisonnée aux Etats-Unis, afin d'accroître les profits des actionnaires ... La réponse est oui : ils ne se contentent pas de tailler dans les services aux prisonniers, ils font aussi du lobbying auprès des politiques, afin de garantir un flux permanent de clients".

 

Bigre ! Reprenons les chiffrs : 2,3 millions de prisonniers aux Etats-Unis, soit plus de 1 adulte sur 100. Un record mondial, à la fois relatif et absolu, les Etats-Unis représentant 5 % de la population mondiale, mais 25 % de la population carcérale de la planète. Et le phénomène n'a cessé de s'amplifier : 280 000 incarcéraions en 2005, 50 % de plus cinq ans plus tard. Face à l'envolée des coûts, la plupart des Etats ont donc décidé de déléguer la gestion de leurs maisons d'arrêt à des groupes privés.

 

Un business en or massif : les établissements carcéraux touchent 90 à 200 dollars par prisonnier et par nuit, soit un marché annuel de quelque 5 milliards de dollars, que se partagent essentiellement deux groupes, la Corrections Corporation of America (CCA) et Geo Group, un géant mondial du secteur également présent en Grande-Bretagne, en Afrique du Sud et en Australie. Un quart des prisonniers aux Etats-Unis sont aujourd'hui incarcérés dans ces établissements, jusqu'à 50 % dans certains Etats comme la Louisiane. Et le privé ne cesse de gagner des parts dans le marché carcéral.

 

Premier problème : le rapport qualité-prix. Certes, ces entreprises ont abaissé les coûts de 10 % à 15 % par rapport au système public, en employant du personnel moins qualifié et moins payé. Mais plusieurs enquêtes ont dénoncé des conditions d'incarcération indignes, notamment dans plusieurs établissements pour mineurs. Deuxième problème : l'influence contestable des entrerises du secteur, qui ont dépensé plus de 20 millions de dollars en lobbying politique entre 2003 et 2010.

 

Les représentants de ces sociétés jurent qu'ils n'essaient pas de faire augmenter la population carcérale, juste d'obtenir plus de privatisations. N'empêche : il y a quelques mois, la CCA a écrit à 48 Etats pour leur proposer de racheter tous leurs établissements pénitentiaires, en échange d'une concession de vingt ans ... et de la garantie d'un taux de remplissage de 90 % ! Sic.

 

Les businessmen du secteur craignent de voir le nombre de prisonniers s'effriter sous la pression budgétaire, comme c'est le cas depuis deux ans. Du coup, ils sont soupçonnés de chercher à durcir les politiques de répression contre l'immigration et le trafic de stupéfiants, les deux principales sources d'emprisonnements du pays.

 

La CCA a établi des connexions au plus haut niveau, notamment en Arizona, un Etat où la répression de l'immigration illégale est particulièrement sévère. Le groupe finance 180 lobbyistes dans le pays, dont 30 à Washington, qui militent auprès des membres du Congrès. Des enquêtes ont prouvé l'existence de liens directs avec plusieurs sénateurs ... et même avec la Maison Blanche. Ainsi, Broderick Johnson, qui a travaillé au Congrès et dans l'administration Clinton, est-il devenu lobbyiste pour Geo Group, avant de rejoindre l'équipe de campagne d'Obama. Ces agents d'influence n'ont cependant pas toujours le dernier mot : le Colorado et l'Etat de Washington viennent de légaliser l'usage de drogues douces. Gros manque à gagner en perspective !

 

Natacha Tatu

 

 

Pour compléter cela, j'ai trouvé des débats sur ce site, avec un lien sur un webdocumentaire super bien fait sur Prison Valley, sur "l'industrie de la prison". Le titre donne vraiment envie, ça fait réviser l'anglais, et ça permet de voir les évolutions actuelles du système carcéral états-unien.

 

 

 

 

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