Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 18:45

C’est la deuxième fois que l’OIP saisit en référé le tribunal administratif de Nancy contre la prison de Nancy-Maxéville   en ce qui concerne les fouilles systématiques.  Photo archives RL

 

Source : Le Républicain Lorrain

 

C’est la deuxième fois que l’OIP saisit en référé le tribunal administratif de Nancy contre la prison de Nancy-Maxéville en ce qui concerne les fouilles systématiques.

 

L’Observatoire international des prisons (OIP) a de nouveau lancé, hier, une procédure en justice visant à faire cesser la pratique des fouilles systématiques des détenus à la prison de Nancy-Maxéville.

« Nous avons eu des informations selon lesquelles les fouilles à nu étaient pratiquées de façon systématique à l’issue des parloirs » à Nancy-Maxéville « alors que cette pratique, si elle est systématique, est très clairement condamnée par la loi », a déclaré Nicolas Ferran, responsable juridique à la section française de l’OIP.

C’est la deuxième fois que l’OIP saisit en référé le tribunal administratif de Nancy contre la prison de Nancy-Maxéville sur ce thème. Une première ordonnance, en octobre dernier, avait donné raison à l’OIP et sanctionné la prison.

L’article 57 de la loi pénitentiaire de 2009 interdit les fouilles systématiques en prison. Début juin, la ministre de la Justice, Christiane Taubira, a assuré que cet article ne serait pas remis en cause.

Mais il pose problème au quotidien à de nombreuses prisons. Début juin, le Conseil d’Etat a ainsi enjoint la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne) de mettre fin aux fouilles systématiques au sortir des parloirs, là aussi à la suite d’un référé par la section française de l’OIP.

Ces fouilles « ne doivent pas être systématiques mais être justifiées au regard du comportement, de l’attitude, du profil, du parcours en détention des personnes », rappelle M. Ferran.

« Fouiller intégralement les détenus, les surveillants n ’aiment pas ça non plus […]. Si on continue de fouiller, c’est pour garantir la sécurité » de tous, a rétorqué Fadila Doukhi, déléguée FO à Nancy-Maxéville.

« Depuis juin 2012, environ 170 détenus sur les 800 de la prison sont passés devant la commission de discipline pour avoir introduit des objets illicites », a-t-elle fait valoir.

« Nous, ce qu’on demande au gouvernement, c’est qu’il nous donne des moyens suffisants pour garantir la sécurité », a ajouté Mme Doukhi, comme par exemple l’installation de portiques de détection de métaux.

Mardi dernier, une quarantaine de détenus de Nancy-Maxéville ont refusé pendant plusieurs heures de réintégrer leurs cellules pour protester contre un refus de permission pour l’un d’entre eux. L’incident a mis en lumière le « manque criant » de personnel d’encadrement, selon Fadila Doukhi, qui a aussi rappelé la prise d’otages, le même jour, à la prison de Saint-Quentin-Fallavier (Isère).

Un détenu avait retenu, pendant une heure, une élève-surveillante sous la menace d’un poinçon artisanal.

Repost 0
Published by GENEPI Nancy
commenter cet article
13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 18:45
Dans la province canadienne de l'Ontario, quelques faits chiffrés sur la prison
Repost 0
Published by GENEPI Nancy
commenter cet article
8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 14:30

Le GENEPI a pris position sur l'expression collective et individuelle des personnes incarcérées en 2010.

 

Prise de position consécutive aux débats du thème d’Assises (Bordeaux 2010) présenté par les groupes de Fresnes, Villepinte et La Santé et adoptée lors de l'Assemblée Générale du 12 juin 2010.


Dans la continuité de la prise de position de 2008 sur l’expression collective des personnes incarcérées en faveur d’une « consécration législative d’un droit à l’expression collective », le GENEPI réaffirme l’importance qu’il accorde à la possibilité d’une parole collective et individuelle des personnes incarcérées, et précise ses positions.

  • Préliminaire – Le constat d’un mutisme contraint


Le GENEPI dresse le constat d’une impossibilité massive d’une prise de parole des personnes incarcérées tant en détention que sur l’espace public. Sur l’espace public, cette inaudibilité tient à la fois à l’origine sociale défavorisée de la population carcérale, et au stigmate carcéral qui disqualifie a priori l’expression d’anciens détenus. Le GENEPI ne peut manquer que regretter que, à l’exception remarquable de certains anciens détenus médiatiques, d’origine sociale plus aisée ou innocentés, la parole des personnes incarcérées, ou anciennement incarcérées, ne soit jamais prise en compte dans les débats sur les questions pénales et pénitentiaires.

A l’intérieur des prisons, l’expression des personnes incarcérées est strictement encadrée par des dispositions légales. La correspondance écrite est contrôlée et peut être retenue par l’administration pénitentiaire si elle estime que les courriers portent atteinte à la sécurité des personnes ou de l’établissement ainsi qu’à la réinsertion de la personne incarcérée. Les correspondances téléphoniques sont également contrôlées, et peuvent être interdites aux prévenus. La diffusion d’images peut être interdite par l’administration pénitentiaire lorsqu’elle l’estime « nécessaire pour la sauvegarde de l’ordre public, la prévention des infractions ou la protection des victimes et des personnes incarcérées » (Art.40 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009). Enfin, le droit de vote, bien que reconnu aux personnes incarcérées en l’absence de disposition expresse de la condamnation, ne peut être exercé en prison qu’avec d’immenses difficultés. Il n’y a pas de bureau de vote en détention, et les personnes incarcérées doivent obtenir une permission de sortie ou faire une procuration en faveur d’une personne inscrite sur la même liste électorale qu’elles. Lors de la dernière élection présidentielle, seuls 4% de la population pénale ont pris part au vote. Le GENEPI demande que chaque établissement poursuive et amplifie sensiblement ses efforts pour permettre à l’ensemble des personnes incarcérées qui le souhaitent d’exercer leur droit de vote. Pour cela, les personnes incarcérées doivent également avoir accès à des sources suffisantes d’information (journaux, programmes des candidats, …).

Enfin, toute forme d’expression collective non sollicitée par le personnel pénitentiaire est interdite en détention, et constitue une faute disciplinaire passible de sanctions. Seule une parole individuelle, encadrée par les murs du cabinet du médecin, du parloir (famille ou avocat) ou du bureau du gradé, est permise. Cette individualisation et cette psychologisation de la parole va dans le sens de sa prise en compte pour observer et surveiller la personne incarcérée, mais en aucun cas dans celui de sa considération comme digne d’être écoutée pour elle-même. L’expression collective semble donc bien être une condition nécessaire à l’expression d’une parole des personnes incarcérées. Le GENEPI affirme la nécessité de considérer l’expression des personnes incarcérées comme une parole citoyenne, c'est-à-dire comme une parole légitime à porter des revendications et susceptible de s’exprimer collectivement. A ce titre, le GENEPI rappelle l’expression de la Cour européenne des droits de l’homme, qui considère la liberté d’expression comme « l’un des fondements essentiels de toute société démocratique et vaut même pour les idées qui heurtent, choquent ou inquiètent » (CEDH, Handyside c/ Royaume Unis, 7 décembre 1976).

  • Au GENEPI – Quelle place pour l’expression des personnes incarcérées ?


Les exemples des « enquêtes-intolérance » du Groupe d’Information sur les Prisons dans les années 70 et des Etats généraux de la condition pénitentiaire de l’Observatoire International des Prisons en 2006 montrent à quel point il est difficile pour une association d’œuvrer dans le sens d’une expression des personnes incarcérées, sans la détourner ou l’instrumentaliser.

Côté action en détention. Face au constat de la quasi absence de lieux d’expression en détention, le GENEPI affirme comme l’un des objectifs de ses interventions – directement lié à son objet social d’aide à la réinsertion– la création d’espaces d’expression pour les personnes incarcérées. De nombreuses actions permettent – ayant chacune des forces et des faiblesses propres – l’émergence d’une expression individuelle ou collective : rédaction d’un journal, revues de presse, débats sur des sujets de société (faisant éventuellement intervenir des associations extérieures, des personnels pénitentiaires, …), animation d’une émission de radio, activités d’écriture, …

Côté ISP. Si le GENEPI regrette l’exclusion des personnes incarcérées et anciennement incarcérées du débat public sur les questions pénales et pénitentiaires, il n’a pas vocation à se faire le porte-parole des détenus. Les prises de parole de l’association vers le public se font au nom de notre engagement citoyen, et non de celui des personnes incarcérées. Cela n’empêche évidemment pas le GENEPI de lutter pour que la parole des personnes incarcérées soit considérée comme légitime dans le débat public.

Le GENEPI s’interdit absolument d’instrumentaliser la parole des personnes incarcérées pour appuyer ses propres positions, et réaffirme son engagement à témoigner fidèlement de son expérience, et notamment des propos des personnes incarcérées. Il s’agit de rapporter une parole dont nous sommes les témoins, en parallèle avec l’expression de nos propres prises de position et sans oublier de restituer le contexte carcéral dans lequel elle a été émise. A titre d’exemple, on peut citer une activité de débat en détention sur un sujet de société, en partie filmé. Un débat-miroir à l’extérieur a eu lieu sur le même sujet avec comme point de départ les opinions exprimées devant la caméra par des personnes incarcérées. Les bénévoles ont pu exprimer les positions de l’association parallèlement à ces opinions, sans interférer avec le message ni s’y identifier.

  • Appel à modification des dispositions légales – vers une expression collective des personnes incarcérées ?


Les comités de détenus, une présentation. Un comité de détenus est groupe de discussion regroupant, au moins, des membres de l’administration pénitentiaire et des représentants de détenus. Il vise à institutionnaliser les dialogues informels qui existent nécessairement entre les deux groupes, et permet la formulation légale d’une expression collective des détenus. Ces formes de consultation institutionnalisée de la population carcérale sont présentes sous la forme d’initiatives locales aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, mais constituent une obligation légale au Canada. Le GENEPI réaffirme sa prise de position de 2008 demandant une consécration législative du droit à l’expression collective des personnes incarcérées.

En France, il n’existe aucun cadre légal pour ce type de comités. L’article 29 de la loi pénitentiaire ne parle que d’une « consultation » facultative à propos des activités proposées. De nombreuses difficultés pratiques sont évoquées par le personnel pénitentiaire, particulièrement en maison d’arrêt où la surpopulation et le turn over compliquent la question de représentation de la population carcérale. Cependant, des initiatives locales et des réflexions au sein de l’administration pénitentiaire s’intéressent à l’expression collective des personnes incarcérées, et notamment aux comités de détenus. Le GENEPI encourage la mise en place de tels comités, espaces de dialogue et d’échange entre le personnel pénitentiaire et les personnes incarcérées, susceptibles d’améliorer sensiblement le quotidien de la détention et de lutter contre le caractère infantilisant et excluant de la détention.

Le GENEPI réprouve néanmoins les pratiques qui réduiraient de tels comités à de simples outils de gestion des tensions carcérales, ainsi que toute autre forme de consultation dans laquelle la parole des personnes incarcérées ne vaudrait pas par son contenu et pour elle-même. Il doit s’agir avant tout d’un espace où s’exprime une parole qui est écoutée pour elle-même, et prise en compte dans un dialogue respectueux. Pour cela, la mise en place de tels comités devrait respecter certains principes.

L’idée même de représentant de la population carcérale est problématique car elle suppose d’envisager les personnes incarcérées comme un ensemble assez homogène pour pouvoir faire l’objet d’une représentation. Pour éviter la non-représentation de minorités et favoriser des individus plus enclins à coopérer avec l’administration, certaines directions – par exemple au Royaume-Uni – choisissent eux-mêmes les représentants. Le GENEPI pense qu’il n’est pas souhaitable que l’AP ait un pouvoir de désignation des détenus, sauf éventuellement pour exclure certains individus a priori (par exemple les Détenus particulièrement surveillés). La démocratie représentative doit rester le principe de la sélection des représentants, sans quoi leur parole sera fragilisée voire rejetée par leurs co-détenus. Dans tous les cas, les modalités de sélection des représentants doivent être définies clairement et ne laisser aucune place à l’arbitraire.

Le risque des comités de détenus est de voir s’ajouter aux injonctions qui pèsent déjà sur les personnes incarcérées celle de participer activement et de manière constructive à la vie de la prison, c'est-à-dire à leur propre peine. Le GENEPI pense que la mise en place d’un tel un comité est néfaste si elle est associée à un système individuel de valorisation et de sanction (bonification par rapport à ceux qui refuseraient d’y participer, par exemple par des aménagements de peine).

Le GENEPI regrette que, en l’état des dispositions légales, le contenu de la consultation soit restreint aux seules activités qui sont proposées aux personnes incarcérées en détention. Ces dernières devaient être consultées sur un ensemble large et divers de questions concernant la vie quotidienne en prison. Il ne s’agit pas pour autant de forcer l’opposition entre les personnes incarcérées et l’administration pénitentiaire. Le but d’un comité de détenus est précisément de traiter des questions qui sont susceptibles de faire l’objet d’un consensus. Sinon, le caractère consultatif de l’instance la priverait en grande partie de son intérêt.

Si les comités de détenus permettent à ces derniers de faire porter leur voix aux oreilles de l’administration pénitentiaire, encore faut-il que cette voix importe et pèse dans la prise de décision. Le GENEPI suggère que la direction de l’établissement soit obligée de répondre aux avis émis par le comité, non pas au sens où elle serait obligée de le suivre, mais au sens où elle aurait l’obligation de motiver précisément sa décision en cas de refus. Cette obligation de motivation est encore plus importante lorsque l’administration pénitentiaire refuse de traiter d’un sujet en comité de détenus, notamment au motif du « bon ordre et de la sécurité de l’établissement ».

  • Une voix par-delà les murs – Vers un dépassement du monopole pénitentiaire sur la notion de sécurité


Le GENEPI affirme la nécessité de permettre à l’expression collective des personnes incarcérées de franchir les murs de la prison et de s’affirmer dans les débats publics.

Il ne suffit pas de reconnaître un droit d’expression collective, encore faut-il donner aux détenus les moyens matériels de l’exercer. Les comités de détenus ne suffisent en aucun cas à garantir la liberté d’expression, y compris collective, des personnes incarcérées. Le GENEPI affirme sa conviction de la nécessité de reconnaître et de rendre effectif le droit d’association en détention, notamment en mettant à la disposition des personnes incarcérées des locaux dans lesquels ils puissent se réunir.

Enfin, toutes les dispositions existantes en faveur de l’expression collective des personnes incarcérées sont limitées par les notions de sécurité et de bon ordre, évaluées par l’administration pénitentiaire. Celle-ci se retrouve ainsi en position juge et de partie. Il lui revient de contrôler la diffusion de discours qui sont susceptibles de la mettre en cause dans le débat public et à l’intérieur des établissements pénitentiaires. Pour permettre la parole des personnes incarcérées, il faut donc dépasser le monopole de l’évaluation de la sécurité par l’administration pénitentiaire. Le GENEPI appelle de ses vœux un approfondissement et un élargissement d’un contrôle extérieur, notamment par le juge administratif, de l’arbitrage effectué par l’administration pénitentiaire entre la liberté d’association et d’expression d’une part, l’exigence de sécurité et de bon ordre de l’autre part. La censure d’une forme d’expression au nom de la sécurité doit être systématiquement motivée, afin que les personnes incarcérées puissent former un recours devant un juge administratif. Cela suppose aussi que les décisions de rétention du courrier d’une personne incarcérées (vers un proche, un journal, un parti politique, …) soient également motivées et puissent également faire l’objet d’un recours.

Tout sujet devrait alors, à l’intérieur de la détention, pouvoir faire l’objet soit d’une discussion avec le personnel pénitentiaire, soit – dans le cas d’un refus ou d’un échec de la discussion – d’un recours devant une autorité tierce, notamment le juge administratif. Le même principe s’appliquerait à la communication de formes diverses d’expression avec l’extérieur.

Repost 0
Published by GENEPI Nancy
commenter cet article
8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 14:00

"La prison est pour les Français un univers inquiétant et sombre : plus d’un sur deux (53 %) pense qu’il lui est possible d’être mis un jour en prison, et plus des deux tiers (66 %) considèrent que les conditions de détention sont mauvaises, à l’exception de la prise en charge médicale des détenus jugée globalement satisfaisante.

La prison n’est pas remise en cause dans ses fondements mais pour 71 % des Français, elle doit changer, notamment en ce qui concerne les conditions de détention.

L'univers carcéral reste méconnu : les caractéristiques de la population des détenus sont mal connues, les droits accordés aux détenus sont sous estimés.

Un des effets de la prison les plus décriés porte sur la récidive : pour les trois quarts des Français (77 %), la prison ne permet pas de lutter contre la récidive, et pour deux Français sur trois (64 %), les aménagements de peine sont perçus comme un levier d'action efficace pour éviter la récidive.

Les prises de position des Français sur la prison sont très liées à leur connaissance du milieu carcéral : les plus concernés ou les plus informés sont les plus critiques".

 

"La prison fait partie du paysage politique et médiatique depuis l’année 2000 au cours de laquelle furent publiés livres, rapports parlementaires et autres textes dénonçant l’état du système carcéral. Une enquête nationale effectuée en 2003 indique que les connaissances des Français sur la prison révèlent une vision critique, libérale et intéressée, contredisant en partie les clichés d’une opinion publique éloignée des problèmes pénitentiaires et prônant la tolérance zéro quant à la nature des peines et à leurs modes d’exécution et d’aménagement".

 

Issu de : Pascal Décarpes, La prison vue par les Français, 2008

 

Sachant que plus d'un Français sur 1 000 est incarcéré, au 1er juin 2013.

Repost 0
Published by GENEPI Nancy
commenter cet article
8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 13:45

Nouvelle chronique !

 

Première partie d'un ensemble de trois chroniques sur le droit d'expression individuelle et collective des personnes incarcérées, et on commence par un bref aperçu sur les comités de détenus, initiatives très intéressantes pour responsabiliser les personnes incarcérées, mais aux prérogatives encore très limitées.

 

  • Le rapport de Cécile Brunet-Ludet, magistrate, paru en février 2010. Elle s'intéresse ici au droit d'expression collective des personnes incarcérées. C'est vraiment très dense, et je peux vous rediriger vers les pages 4 à 6, qui introduisent et précisent bien l'ensemble du propos.

 

  • La revue de l'Observatoire International des Prisons, sur : L'expression en prison, la parole disqualifiée. De mars 2013. Intense et clair. L'article avec le Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté, Jean-Marie Delarue, est particulièrement fort.

 

 

 

 

 

 

 

Avec le son, c'est encore mieux : https://soundcloud.com/genepi-nancy/14-les-comit-s-de-d-tenus

Repost 0
Published by GENEPI Nancy - dans Chronique radio
commenter cet article
7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 21:00

Ce film vraiment très saisissant, touchant et poignant, marque par la violence, la rudesse des situations et des rencontres au sein d'un établissement pour jeunes délinquants. Le résultat est fort, inquiétant et sublime. A voir d'urgence.

Dog Pound, sur la justice des mineurs
Dog Pound, sur la justice des mineurs
Dog Pound, sur la justice des mineurs
Dog Pound, sur la justice des mineurs
Dog Pound, sur la justice des mineurs
Dog Pound, sur la justice des mineurs
Repost 0
Published by GENEPI Nancy
commenter cet article
5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 12:45

Personne détenue, centre pénitentiaire, 2013

Comme tous les jours, le surveillant ouvre la porte à 7 heures du matin. L’auxi vide nos poubelles (gamelles de la veille, pour celles qui n’ont pas fini par les fenêtres des cellules) et le surveillant referme nos cellules. Trente minutes plus tard, l’auxi nous sert le café ou le lait… plus de l’eau couleur lait ou café qu’autre chose, mais c’est déjà ça !

A 8 heures, nous avons 45 minutes de promenade, ou douche pour ceux qui ne veulent pas sortir en promenade. Pour ma part, je ne rate aucune promenade, j’ai donc pris ma douche vers 8h45. Retour en cellule aux environs de 9h30, et attente de la gamelle de midi qui vient à 11h30. Ensuite c’est télé, ou sieste, ou sport, mais en cellule, car la promenade est à 16h. Nous restons enfermés dans nos cellules de 7m² à trois détenus (deux lits superposés et un matelas par terre). A 16h, nous avons droit à une promenade d’une heure grand maximum. Retour en cellule à 17h, et attente de la gamelle qui vient à 17h30. Voilà un samedi ordinaire à la prison de Baie-Mahault en Guadeloupe.

Nous nous ennuyons à mourir, quasiment rien ne nous est proposé, ni formation, ni activités intéressantes. Rien d’instructif et le peu de choses qui nous est proposé, comme la remise à niveau scolaire une fois par semaine, est précédé d’un parcours du combattant et d’une attente interminable pour y accéder. Nombreux sont ceux qui se découragent et abandonnent l’idée.

Repost 0
Published by GENEPI Nancy
commenter cet article
28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 14:45

Nouvelle chronique ! Histoire de changer, pleins pleins pleins d'articles, de sites, de références bibliographiques ...

 

 

L’enfermement des mineurs est la plus sévère des figures de la peine, et pour les mineurs la plus péjorative en termes de santé mentale, de développement et de réitération. Les aménagements entrepris dans les Établissements pénitentiaires pour mineurs peuvent-ils réduire les effets d’affiliation et de stigmatisation d’une incarcération ? Les Centres éducatifs fermés tels qu’ils sont construits offrent-ils des perspectives favorables à une entreprise pédagogique ? Celle-ci est-elle concevable sans la prise en compte de la dimension psychique de l’acte antisocial ?

 

 

 

  • Un nouvel article Wikipédia, développant les problématiques, enjeux et situations actuels des établissements pénitentiaires pour mineurs.

 

 

  • Le témoignage du jeune Marvin, sorti de l'EPM de Meyzieu (près de Lyon), sur le sens de la peine et sur les conditions de détention des jeunes délinquants.

 

  • L'Administration Pénitentiaire enregistre également un record du nombre de détenus mineurs. Ils étaient 771 en mai en France, soit 1,1% de l'ensemble de la population carcérale. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extraits choisis : 

« Les mineurs de 1945 n’ont rien à voir avec les géants noirs des banlieues d’aujourd’hui. »

Nicolas Sarkozy en conseil des ministres, le 28 juin 2006."

 

"Cet acharnement sur les mineurs traduit les peurs de la société française, liées à des raisons économiques, au développement de la précarisation, à la perte de crédibilité des élites. La société n’est effectivement pas sûre, mais pas sûre de son avenir. On a peur que demain soit pire qu’aujourd’hui. Et l’on désigne un bouc émissaire, un responsable : le jeune. Et de préférence le jeune des cités, qu’on prétend être le contraire de la civilisation, le barbare. »

 

Le sociologue Laurent Mucchielli dans l’ouvrage « Quand les banlieues brûlent… Retour sur les émeutes de novembre 2005 ».

 

 

 

 

 

Avec le son, c'est encore mieux : https://soundcloud.com/genepi-nancy/la-justice-des-mineurs

Repost 0
Published by GENEPI Nancy - dans Chronique radio
commenter cet article
21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 14:30

NANCY - Il a fait chaud aujourd'hui dans l'enceinte du gymnase du Centre Pénitentiaire de Nancy-Maxéville. Et pour cause : les membres de l'association Genepi sont venus participer à une partie de football avec des personnes incarcérées. Ils les rencontraient dans le cadre de leurs ateliers hebdomadaires, que ce soient des ateliers de culture générale, de philosophie, de musique ... En ce mois de juin 2013, les génépistes ont chaussé leurs plus beaux crampons pour organiser un tournoi de foot avec des joueurs aguerris.

 

L'entraînement a été mené de longue haleine pour atteindre un niveau satisfaisant. Les joueurs ne le cachaient pas : « Ca a été difficile de s'y remettre. Mais nous avons voulu être les plus performants aujourd'hui. Pour cela, nous nous sommes préparés physiquement et mentalement, sur les terrains de la Pépinière », confie le manager-joueur de l'équipe, N. Bertrand.

 

Toutefois, ils concèdent avoir été pris à la gorge d'entrée. « Les conditions n'étaient pas les mêmes », se défend le prodige haut-saônois F. Barberot, surpris par l'intensité mise dans les duels. En effet, en intérieur, « les appuis sont différents » de ceux sur un terrain gras ou en macadam.

 

Manque de repères, cohésion parfois défaillante dans la défense, et aussi un manque de réussite criant dans certains gestes techniques, le début de la partie a été laborieux. « Je pense qu'on a su tirer les leçons des premiers instants. On s'est vite remobilisés », note le défenseur latéral B. Boucabeille. « On a loupé des gestes, mais on voit que dans un match, rien n'est joué ».

 

A partir de la mi-temps, les joueurs du Genepi ont produit un pressing constant et en bloc. « On savait qu'on devait se lâcher, ne pas calculer. A partir du moment où on ne doute plus et où on joue à 100 % dans les duels, on sait qu'on a toutes nos chances », affirme C. Roche-Becker, l'atout numéro un en termes de motivation avec ses coéquipières M. Moulin et L. Dracacci.

 

En face, l'équipe a produit « un jeu de qualité, basé sur des combinaisons tactiques intéressantes », reconnaît le gardien de but R. Fauvet, parfois dépassé sur certains enchaînements adverses.

 

Le bilan du match ? Le président P. Suaire explique : « Nous sommes inconstants. On a des hauts et des bas, des moments de fébrilité incompréhensibles. Malgré ça, on a réussi l'essentiel aujourd'hui. Offrir un beau moment de football aux spectateurs, et aux joueurs adverses, que je tiens à féliciter pour leur implication », dit-il, d'un air malicieux et plein d'envie.

 

« Si on a une équipe de plus en plus solide, avec des attaquants qui marquent, on va être encore plus compétitifs l'année prochaine », selon M. Valentin et E. Barlier, responsables de la communication du club.

 

La prochaine rencontre entre les deux équipes est prévue au mois d'avril 2014. D'ici là, les effectifs et les staffs auront été chamboulés de part et d'autre, mais la ferveur restera la même. Ils n'ont peut-être pas le même maillot, mais ils ont la même passion.

 

Photographie issue du site du Genepi Nancy. Tous droits réservés. ©

Foot - CPNM - "Ca laisse espérer !"
Repost 0
Published by GENEPI Nancy
commenter cet article
15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 20:00
Surpopulation carcérale, encore et toujours
Repost 0
Published by GENEPI Nancy
commenter cet article

Présentation

  • : Genepi Nancy
  • Genepi Nancy
  • : Pour le décloisonnement de tous les lieux d'enfermement
  • Contact