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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 06:10


          Le GENEPI Nancy recrute tous les ans, en début d’année scolaire. Nous organisons dans les semaines qui suivent la rentrée universitaire des réunions d’informations pour les personnes intéressées.

 

Les conditions pour pouvoir devenir bénévole du GENEPI sont :

- Etre majeur

- Etre étudiant

- Avoir un casier judiciaire vierge

 

Au cours d’une année, chaque génépiste s’engage à :

- Participer aux week-ends de formation et de réflexion (5 par an)

- Participer aux réunions de groupe (environ une par mois)

- Effectuer des ISP (au moins deux dans l’année)

- Effectuer une activité scolaire ou socioculturelle en détention chaque semaine

- Participer à la vie de l’association (recrutement, blog, groupe de travail…)

 

A la suite des réunions d’informations, les personnes qui désirent devenir membre de l’association passent un entretien individuel avec les responsables de groupe (RDG). Ceux-ci vont ensuite retenir ou non les candidats en fonction de leurs motivations, leur sérieux, leur capacité à participer aux formations, et leur aptitude à respecter les principes du GENEPI.

 

           Les recrutements sont clos la veille du premier week-end de formation qui a lieu pendant la deuxième quinzaine d’octobre.

 

           Les dates et lieux des prochaines réunions d’informations seront disponibles sur ce blog dès qu’ils seront connus. Si vous souhaitez en être informé par mail, écrivez à genepi_54@hotmail.fr

 

           Nous encourageons vivement les étudiants des régions de Bar-le-Duc, Saint-Mihiel, Toul, Ecrouves et Epinal à nous contacter.

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Published by Alexis - dans Recrutement
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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 05:58

 


Photo de Antoine Kruijt.
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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 05:44

Photo de Pascal Haussherr.
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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 19:04


           En France, les 194 établissements pénitentiaires peuvent être divisés en deux grandes catégories : les maisons d’arrêt et les établissements pour peine.

 

            Les 111 maisons d’arrêt accueillent les inculpés, prévenus et accusés pendant leur détention provisoire. Elles accueillent également les personnes condamnées dont, en théorie, le reliquat de peine n’excède pas un an lors de leur condamnation définitive. En réalité, il est courant de rencontrer des condamnés qui effectuent plusieurs années de détention en maison d’arrêt après leur condamnation définitive. De même, la loi prévoit que les condamnés doivent être placés dans un quartier distinct, ce qui n’est pas toujours appliqué dans les faits.

            Les maisons d’arrêt ne sont pas soumises au principe du numerus clausus, elles doivent donc accueillir toutes les personnes qui leur sont envoyées par la justice. Ce sont les seuls établissements pénitentiaires confrontés au problème de la surpopulation carcérale. Il est fréquent de trouver deux, voire trois détenus dans une cellule de 9m² prévue pour une personne.

Il existe au moins une maison d’arrêt par département (sauf dans le Gers). Le GENEPI Nancy intervient à la maison d’arrêt de Bar-le-Duc, et intervenait à la maison d’arrêt de Nancy jusqu’à sa fermeture en juin 2009.


 

            Les établissements pour peine accueillent uniquement des personnes qui sont condamnées définitivement. Ils se subdivisent en centres de détention, maisons centrales, centres de semi-liberté et centres pour peines aménagées. Les établissements pour peine sont soumis au principe du numerus clausus, c'est-à-dire qu’ils ne peuvent pas accueillir plus de détenus qu’ils n’ont de places disponibles.

 

            Les 23 centres de détention sont des établissements orientés vers la resocialisation des condamnés. Ils accueillent les personnes condamnées à de courtes peines ou celles qui présentent des possibilités concrètes de réinsertion sociale. Ces établissements appliquent le système des portes ouvertes, les détenus peuvent sortir librement de leur cellule le matin et l’après-midi.

 

            Les 4 maisons centrales reçoivent les personnes condamnées à une longue peine ou présentant des risques. Ces établissements ont un régime de sécurité renforcée.

 

            Les 13 centres de semi-liberté accueillent les personnes condamnées soumises au régime de semi-liberté. Ces personnes sont incarcérées la nuit et peuvent sortir la journée pour exercer une activité professionnelle, chercher un travail ou participer à une formation.

Le GENEPI Nancy intervient au centre de semi-liberté de Maxéville.

 

            Il existe 1 centre pour peines aménagées qui accueille les condamnés volontaires soumis au régime de la semi-liberté, ceux faisant l’objet d’un placement à l’extérieur, et les condamnés dont le reliquat de peine est inférieur à un an afin de leur permettre d’accomplir leur projet de réinsertion.

 

 

            Les centres pénitentiaires sont des établissements qui regroupent au moins deux quartiers différents. Par exemple, le centre pénitentiaire de Nancy-Maxéville comprend un centre de détention pour hommes, une maison d’arrêt pour hommes et une maison d’arrêt pour femmes.

 

            Enfin, les 6 établissements pénitentiaires pour mineurs (EPM) peuvent accueillir les enfants âgés de 13 à 18 ans, qu’ils soient détenus provisoirement ou condamnés définitivement. Chaque EPM peut héberger au maximum 60 garçons et filles.

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 16:08


          En 2007, les membres du groupe de Nancy ont décidé de construire une cellule témoin pour montrer concrètement au grand public la réalité d'une cellule de 9 m². Une commission composée de quelques génépistes s’est donc évertuée à imaginer les plans d’une cellule qui serait facilement démontable et transportable tout en étant solide, et dont le coût de fabrication serait raisonnable. C’est décidé notre cellule sera constituée de panneaux de bois démontables. 

          Après fabrication des plans, estimation du coût financier, recherche de financements et achat des matériaux, la construction a enfin pu commencer. Les emplois du temps étant chargés, une dizaine de génépistes se sont relayés tout au long de l’année 2008 pour bâtir la cellule. Première étape, scier des morceaux de bois et les assembler afin de former un cadre, puis y fixer une plaque. Un panneau est alors formé. Répéter l’opération 32 fois avant de passer à la deuxième étape, l’assemblage. Nos courageux génépistes, munis de perceuses ultraperformantes, ont percé les cadres pour enfin pouvoir les assembler et découvrir notre monumentale création. A bout de force, les génépistes passèrent avec courage à la dernière étape, la mise en peinture.
 

          Nous tenons à remercier Alexis, Clara, Clémentine, Julie, Julien, Kevin, Marion, Solène, Syphax et Vanessa pour nous avoir permis de construire cette cellule témoin digne des douze travaux d’Hercule.

          Pour s'approcher encore plus de la réalité, nous avons placé dans notre cellule témoin le mobilier que l'on trouve dans une cellule: lit, table, chaise, toilette.  

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 18:56

          Ce livre est parti d'un constat : la prison est devenue un asile psychiatrique. Un prisonnier sur cinq souffrirait de troubles mentaux. Catherine Herszberg a donc choisi d'aller enquêter là où échouent ceux qui n'ont plus de place nulle part, ni à l'hôpital ni ailleurs. De décembre 2005 à avril 2006, elle a accompagné l'équipe psychiatrique de la prison de Fresnes. Introduite et guidée par Christiane de Beaurepaire, chef du service, elle a suivi les prisonniers, les malades, les soignants, les surveillants. Elle a circulé partout, écouté, regardé, interrogé les uns et les autres, et a rapporté de ce voyage des histoires. Des histoires de fous. Des fous que les prisons de France se refilent comme des " patates chaudes ". Des fous qui échouent de plus en plus souvent au mitard. Des fous qui, au fond de leur cellule, s'enfoncent chaque jour davantage dans la maladie mentale. Des fous trop fous pour les hôpitaux psychiatriques qui, faute de moyens, ne peuvent plus les accueillir. De ce séjour dans un recoin obscur de notre société, l'auteur revient avec des questions. Criminaliser la maladie mentale, c'est faire un prodigieux bond en arrière. Pourquoi cette régression ? Que penser d'une société qui enferme derrière des murs ses pauvres, ses marginaux, ses malades mentaux ? Si l'on juge de l'état d'une civilisation au sort qu'elle réserve à ses marges, alors la nôtre va mal.

 
Biographie de l'auteur

          Catherine Herszberg est journaliste indépendante. Elle a écrit deux ouvrages, en association avec des chercheurs, sur la santé et les questions sanitaires, et une biographie de Mermoz. Le jury du prix « Livres et Droits de l’Homme » a décerner le prix 2007 à Catherine Herszberg.

 

Extrait du livre

          En 2e division, c'est la catastrophe. L'équipe du SMPR (service médico-psychologique régional) manque cruellement de personnel. La psychiatre est en arrêt maladie depuis trois mois, les demandes de consultation s'accumulent. La psychologue a pris le parti de "ne pas porter tout le malheur du monde", et de travailler comme elle peut, "avec trois postes de psychologues vacants et un seul infirmier". Bruno, l'unique infirmier psychiatrique, ne gère plus l'urgence, mais l'urgence de l'urgence, et commence à craquer. De son côté, le médecin chef du SMPR lance des cris d'alarme à ses autorités de tutelle, la Ddass, la direction de l'hôpital, le ministère de la Santé : le SMPR croule sous les sollicitations d'hommes de plus en plus malades, tandis que les postes ne sont pas pourvus, les départs non remplacés, les moyens dérisoires...» 

 

Mon avis

          Ce témoignage tiré de son expérience est effrayant, elle dénonce l’état d’esprit actuel qui consiste à punir et soigner dans les mêmes lieux. Les chiffres sont effrayants : sur l’ensemble des hommes détenus en France, 21 % souffriraient de troubles psychotiques, et le risque suicidaire toucherait 70 %  des détenus. Mais ce livre ne se contente pas d’énumérer des donnés statistiques, il se constitue pour une grande part de faits concrets car elle retranscrit les entretiens auxquels elle a assisté entre les différents travailleurs sociaux ou médicaux et les détenus. Il est simple à lire car très bien expliqué et son point de vue extérieur à l’institution lui donne une certaine crédibilité. Elle laisse aussi la parole à tous les travailleurs en prison qui dégagent un certain pessimisme face aux décisions du gouvernement voire de la lassitude : « Les soignants qui ne craquent pas rapidement mettent en place inconsciemment une forme d’oubli de la violence. »

          Le terrible constat de ce livre est que les hôpitaux psychiatriques refusent d’immobiliser un lit (car il n’y en a pas beaucoup) pendant plusieurs années pour des cas délirants, on retrouve donc une bonne partie d’entre eux en prison : « On est devenu la poubelle de la société, on récupère ceux dont elle ne veut plus. » Malheureusement une fois placés en milieu carcéral, le suivi médical est quasiment inexistant.

 

          « Combien de temps encore va-t-on tolérer une législation qui favorise l’enfermement abusif et que des hommes et des femmes qui, en raison d’une maladie psychique, voient leurs peines alourdies et plus longues ? Criminaliser la maladie mentale est une terrible régression. »

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Published by Justine - dans Culture prison
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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 13:26

Code de la route :

Mercredi de 14h à 15h, avec Solène.

 

Culture générale - Revue de presse :

 Mercredi de 15h à 16h, avec Solène.

 

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 12:12

 

Chaque année le GENEPI organise une journée parlementaires prison (JPP) qui a pour but de sensibiliser députés et sénateurs sur les conditions de détention, et de les inciter à exercer leur droit de visite des établissements pénitentiaires.

            Pour les JPP 2007, le groupe de Nancy s’est donné pour mission de rencontrer les parlementaires de Meurthe-et-Moselle, de Meuse et des Vosges, et ce en vue de l’examen par le parlement de la future loi pénitentiaire.

 

            Sur 21, seuls 6 parlementaires ont accepté de nous rencontrer :

 

M. Hervé FERRON nous a accordé 45 minutes le 22 novembre 2007, M. François VANNSON, 45 minutes le 3 décembre 2007, Mme Jacqueline PANIS, 30 minutes le 10 décembre 2007, Mme Valérie ROSSO-DEBORD, 40 minutes le 20 décembre 2007, M. Jean-Louis DUMONT, 30 minutes le 26 décembre 2007, M. Bertrand PANCHER, 30 minutes le 14 janvier 2008.

 

            Lors de ces rendez-vous, Mme PANIS a affirmé qu’elle avait visité la maison d’arrêt de Nancy en juillet 2007. M. DUMONT nous a assuré qu’il visitait chaque année le centre de détention de Montmédy. Mme ROSSO-DEBORD a indiqué qu’elle se rendrait à la maison d’arrêt de Nancy en janvier 2008, et M. PANCHER a dit qu’il visiterait la maison d’arrêt de Bar-le-Duc après les élections locales de mars 2008.

 Fiche-Controle.jpg


           
M. FERON s’est rendu à la maison d’arrêt de Nancy le 23 novembre 2007 de 9h à 13h30.

M. VANNSON a visité la maison d’arrêt d’Epinal, en présence du président du groupe GENEPI de Nancy, le 20 décembre 2007 de 9h à 12h.

 

Nous regrettons que M. Laurent HENART, M. Jacques LAMBLIN, Mme Nadine MORANO, M. Jean-Yves LE DEAUT, M. Christian ECKERT, M. Michel HEINRICH, M. Gérard CHERPION, M. Jean-Jacques GAULTIER, Mme Evelyne DIDIER, M. Philippe NACHBAR, M. Daniel REINER,  M. Claude BIWER, M. Gérard LONGUET, M. Jackie PIERRE, et M. Christian PONCELET aient refusé de nous rencontrer.

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 12:09


          Parce qu’intervenir en détention nécessite de connaître les règles particulières qui s’appliquent dans le domaine de la prison, et parce que l’activité à l’intérieur ne peut se dissocier d’une réflexion complète sur le système pénal et carcéral, il est indispensable que les bénévoles bénéficient d’une formation complète, continue, et obligatoire tout au long de l’année scolaire pendant laquelle ils agissent au sein de l’association.

          Celle-ci se répartit en 5 week-ends de formation par an, aux noms plus barbares les uns que les autres, et qui poursuivent ces différents objectifs :

  • Les JRFP : Journées Régionales de Formation Pédagogique. La première formation de l’année, elle  se déroule au mois d’octobre. C’est une formation régionale qui donne les clés aux anciens et surtout nouveaux bénévoles pour appréhender correctement le monde de la prison et assurer des interventions de qualité (élaboration d’un projet pédagogique, règles de sécurité, réalisation d’actions d’Information et de Sensibilisation du Public…).
     
  • La JPJ : Journée Prison Justice. Au mois de décembre, c’est une journée de formation nationale qui permet aux bénévoles de rencontrer et d’échanger avec tous les acteurs du système carcéral et judiciaire (de l’ancien détenu au directeur d’établissement pénitentiaire, mais aussi les autres associations, les magistrats, les travailleurs sociaux… ).
     
  • Le WERF : Week-end Régional de Formation. Au mois de février, cette formation régionale a pour but de centrer la réflexion des génépistes sur une question particulière, sous la forme d’ateliers animés par des professionnels ou associations.
     
  • Les Assises : Au mois de mars, il s’agit pour les bénévoles de plancher collectivement sur différents thèmes choisis et préparés à l’avance. Les sujets abordés sont variés et permettent aux génépistes de fournir une réflexion aboutie sur les différents champs de leur action, et de se positionner face aux multiples problèmes et actualités de la prison.
     
  • L’assemblée Générale de l’association : au mois de juin, elle permet aux bénévoles de  voter les prises de positions, issues des travaux des Assises, qui constitueront les Adages (Actes des Assises du GENEPI), ainsi que de renouveler les membres du bureau national.


          On ajoute à ces 5 week-ends obligatoires pour tous les bénévoles :


  • Le WIFI : Week-end de formation à l'Intervention auprès de publics FLE (Français Langue Etrangère) ou Illettrés. Cette formation permet aux bénévoles de prendre conscience, auprès de professionnels, des difficultés que rencontrent au quotidien dans nos prisons les détenus dans ces situations, et d’apprendre à aborder correctement ces personnes et leur problème afin de leur apporter une aide la plus adaptée possible.
     
  • Le WERG : Week-end des Responsables de Groupe. En tout début d’année scolaire, ce week-end permet de donner aux futurs responsables de groupe les outils dont ils ont besoin pour répondre aux responsabilités qu’ils ont choisi de prendre au sein de l’association.
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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 11:56

 

Photo de Arnaud Terrier.

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