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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 17:54

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 17:50

 

          Au 1er janvier 2009, on compte 62 252 personnes détenues, pour 51 997 places dites « opérationnelles ». Les femmes représentent 3,4% de cette population et les mineurs 1,1%.  Le taux de détention est de 102,9 détenus pour 100 000 habitants (en augmentation quasi constante, et beaucoup plus nettement entre 2002 et 2003, avec un passage d’environ 48 000 à 61 000 détenus). La durée moyenne de détention est de 8,8 mois.

 

          La population détenue est plutôt jeune : 26% a moins de 25 ans, 46% a moins de 30 ans. L’âge moyen des détenus est de 34 ans et demi.

          Les personnes de nationalité étrangère représentent 18,2% des personnes écrouées, dont 50% venant d’Afrique, et 32% d’autres pays européens.

 52 - 39 Surpopulation et solitude

          25,6% des détenus sont prévenus (soit 15 933 personnes), en majorité dans l’attente de la fin de l’instruction les concernant (68,8%).  La durée moyenne de détention provisoire est de 4 mois en métropole.

          Au 1er janvier 2009, les condamnés sont 50 245 (soit 75,9% des détenus). Les infractions les plus rencontrées sont les violences volontaires (23%), les vols simples et qualifiés (18%), ainsi que les viols, agressions et atteintes sexuelles (16%). Viennent ensuite les infractions liés aux stupéfiants puis les crimes de sang.

 

          Trop peu de détenus ont accès au travail : le taux d’activité rémunérée est de 36,4% en 2008 et varie selon le type d’établissement : 30,6% en maison d’arrêt contre 48,3% en établissement pour peine. Les revenus sont très faibles et varient entre 224 et 521 euros pour un équivalent temps plein et selon le type de travail occupé.

 

          Enfin la population détenue est particulièrement exposée au problème de l’illettrisme et plus généralement ne dispose que d’un faible bagage scolaire. Le test systématique de repérage de l’illettrisme voit échouer 23% des détenus, dont 10% en situation d’illettrisme. 50% des détenus n’ont pas de diplôme, et 60% ne dépassent pas le niveau CAP. Seule 23% de la population détenue adulte bénéficie de cours à tous niveaux de formation.

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 17:13

          Les auteurs d'une infraction pénale (crime, délit ou contravention), condamnés par une juridiction, peuvent faire l'objet de peines pénales. Ces peines varient en fonction de la gravité de l'infraction. Elles peuvent aller de l'amende jusqu'à la réclusion criminelle à perpétuité.

37 - 60 Juge 

          Les criminels présumés sont jugés devant une Cour d’assise et encourent une peine d’emprisonnement pouvant aller de 10 ans à la perpétuité ainsi qu’une amende. Sont qualifiés de crime, l’homicide volontaire ou involontaire, l’agression sexuelle, le trafic de stupéfiant, etc.

 

          Les délinquants présumés sont jugés devant un Tribunal correctionnel et encourent une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 10 ans ainsi qu’une amende. Sont qualifiés de délit, le vol, l’escroquerie, l’atteinte à la vie privée, l’abandon de famille, l’abus de confiance, le proxénétisme, etc.

 

          Les contrevenants présumés sont jugés devant un Tribunal de police. La contravention est une amende dont le montant est gradué selon la « classe » de l’infraction (cf. tableau ci-dessous). L’amende ne peut dépasser 1 500€. Font l’objet de contravention, le tapage nocturne, certaines violences et dégradations, des infractions au Code de la route, etc.

 

Montant des contraventions

Classe

Montant maximum

1ère classe

38€

2ème classe

150€

3ème classe

450€

4ème classe

750€

5ème classe

1 500€

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 16:40

 

Que dire pendant 1h30 ?


            C'est l'appréhension qui guette tout nouveau génépiste s'apprêtant à entamer ses interventions. Comment combler ce vide temporel par la parole ? Que raconter à des gens dont les préoccupations sont si différentes des nôtres ? Quand on songe à ses proches qu'on ne voit jamais, à l'odeur de l'herbe qu'on ne peut plus respirer, à ce procès dont le verdict se fait attendre ou à cette demande de permission qu'on craint négative ? Comment les intéresser ? Les faire participer ? Jusqu'à quel degré de complexité de contenu peut-on aller sans les perdre avec des détails futiles ?52---16-Interventions.jpg

            C'est vrai qu'avant la première intervention, les questions se bousculent au portillon, à l'image, je pense, d'un professeur qui va découvrir sa classe de 5ème pour un baptême pédagogique. Alors, pour conjurer le stress, on prépare, on lit, on cherche des documents, des supports, prévoit un « exercice » même si ce mot est bien souvent déguisé sous un terme plus neutre. Le but est d'intéresser mais aussi de marquer les esprits, en souhaitant que quelque chose reste à l'issue de la séance.

            Pour le choix du thème, on se dit finalement qu'il suffit d'en choisir un qui nous plaît, que l'on maîtrise et que les détenus, pas si différents ou plus vieux que nous, trouveront eux aussi leur content dans l'intervention. Et ça marche ! Grandes civilisations, Europe, réforme de l'orthographe, on peut tout aborder ! Il suffit simplement d'être passionné par son sujet !

 

            Quant à meubler le périmètre de l'horloge, on se rend vite compte que le temps manque plus qu'il n'abonde. Entre le passage des divers portes, le rassemblement du matériel, l'arrivée des détenus, l'appel et la présentation de la séance, cela va toujours vite trop vite. Et nous de nous retrouver à étaler sur deux séances une thématique dont on pensait qu'elle ennuyerait tout le monde...

            Et puis très vite aussi, le dialogue se noue, les langues se dénouent, chacun donne son avis, rapporte ce qu'il a vu à la télé, lu dans les journaux, vécu dans sa vie. A la naissance de l'échange, c'est toujours un immense sourire qui illumine nos visages. Cette communication là, c'est un moment d'humanité, c'est parvenir à passer hors les murs par l'esprit. Et à retrouver un véritable rapport humain. Ca paraît prétentieux comme ça d'affirmer que quelques minutes de discussion enjouée valent leur pesant d'or. Après tout, les codétenus ont le temps de papoter entre eux ou avec les surveillants, le courrier et les parloirs existent. Mais pour une fois, on parle d'Homme libre à Homme libre au sens où la pensée s'exerce librement. Car c'est finalement ça une intervention Génépi en prison, un espace de liberté.
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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 09:16

 

            La bibliothèque de la faculté des Lettres et Sciences humaines de Nancy a accueilli le GENEPI du 2 au 12 juin 2009 pour exposition sur la prison. Dans une salle, proche de l’entrée, les étudiants pouvaient accéder librement, de 8h à 19h, à la cellule témoin installée par les génépistes et aux croquis réalisés par François, ancien génépiste, sur la maison d’arrêt « Charles III » de Nancy.

 DSC07739


           
Des génépistes étaient présents plusieurs par jour, pour aller à la rencontre du public afin de l’informer de notre système carcéral et des activités de notre association. A cette occasion, les visiteurs, malheureusement peu nombreux à cause des examens universitaires et de la météo estivale, ont pu profiter gratuitement d’un numéro du Passe-Murailles.
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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 09:11

 

            La bibliothèque de la faculté des Lettres et Sciences humaines de Nancy a accueilli le GENEPI du 2 au 12 juin 2009 pour exposition sur la prison. Dans une salle, proche de l’entrée, les étudiants pouvaient accéder librement, de 8h à 19h, à la cellule témoin installée par les génépistes et aux croquis réalisés par François, ancien génépiste, sur la maison d’arrêt « Charles III » de Nancy.

 DSC07739.JPG


           
Des génépistes étaient présents plusieurs par jour, pour aller à la rencontre du public afin de l’informer de notre système carcéral et des activités de notre association. A cette occasion, les visiteurs, malheureusement peu nombreux à cause des examens universitaires et de la météo estivale, ont pu profiter gratuitement d’un numéro du Passe-Murailles.
 

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 07:56

 

            La première sortie de la cellule du GENEPI Nancy s’est faite le mardi 17 mars. La tension était à son comble pour cette grande première. En effet, la cellule n’avait jamais été montée entièrement. Allait-elle tenir debout ? Verdict, après une bonne heure de montage. Eh bien oui ! Et ce fut un franc succès. Exposée pendant deux jours à la faculté de droit de Nancy, elle a reçu la visite de nombreux étudiants, curieux de savoir à quoi ressemble une cellule de prison.

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Heureux de constater que nos efforts n’ont pas été vains, nous sommes résolus à utiliser notre cellule au maximum pour continuer à informer et sensibiliser le public sur notre système pénal et carcéral.
 

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 15:11

 

            A l’initiative de leurs professeurs, des élèves de seconde du lycée Jeanne d’Arc de Nancy et de troisième du collège Louis Marin de Custines ont participé à une journée d’étude intitulée « La justice et le système carcéral en question », le jeudi 23 avril 2009.

 

            Le matin, les élèves ont rencontré, au lycée Jeanne d’Arc, Mme Kaplan, substitut du procureur de la République au tribunal des enfants, M. Humbert, juge des enfants, M. Crolotte, éducateur de la PJJ, et Alexis, membre du GENEPI Nancy, qui était chargé de présenter le milieu carcéral.

 

            L’après-midi, les enfants se sont rendus au Caméo, où ils ont assisté à la projection du film «Ne me libérez pas je m’en charge », et où ils ont pu discuter avec la réalisatrice du film, Fabienne GODET.
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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 15:06

 

            L’UNEF a organisé du 16 au 20 mars 2009 le festival Discrimin’ACTIONS, un festival contre le racisme et les discriminations, avec la participation de nombreuses associations comme le MRAP, Alter Egaux, France Terre d’Asile, ou encore la Ligue des Droits de l’Homme.

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Un stand du GENEPI était présent sur le campus de la faculté des Lettres et Sciences humaines les 17, 18 et 19 mars, ainsi que sur le campus de la faculté de Droit et Sciences économiques les 17 et 18 mars. Les étudiants de l’université Nancy 2 qui sont venus à la rencontre des génépistes ont pu découvrir l’univers carcéral, les actions du GENEPI, et visiter une cellule témoin de 9 m² montée à la fac de Droit.

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 14:37

 

            Etudiant en Master 2 Droit et Gouvernance territoriale à la faculté de Droit de Nancy, mes collègues ont souhaité que je leur présente l'association dont je fais partie depuis plus de deux ans. Le 25 février 2009 c'est chose faite ! Pendant 1h, je leur ai expliqué l'origine et l'objet de l'association puis nous nous sommes attardés sur les modalités d'intervention en détention. De nombreuses questions m'ont également été posées sur les conditions de vie en détention, sur la perception par le public de la prison, etc.
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  • : Genepi Nancy
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