Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 11:45

Ces photographies ont été prises à l'intérieur d'enceintes de centres de détention par le groupe Urbex et du site Urban-Exploration. Merci à eux.

 

"L’espace y est quadrillé, une toile s’est tissée entre ses murs comme dans ces placards qui jamais ne sont ouverts. Pourtant, on entend son sifflement bien au-delà de l’espace qu’elle a délimité de ses filets."

 

Ici et ic et encore ici.

 


 

 


Repost 0
Published by GENEPI Nancy - dans La prison en photos
commenter cet article
7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 21:00

Encore à Nancy, une surveillante en détention a été condamnée à six mois de prison avec sursis pour avoir entretenu une relation téléphonique avec un détenu. Ce dernier a pris six mois de prison supplémentaire à sa peine. Sa femme a écopé de deux mois de prison avec sursis. Où est la cohérence de tout cela ? Pourquoi les prisonniers ont un accès strictement limité à la vie privée, à la communication ?

 

A lire aussi, l'article publié par le GENEPI sur l'avis du Contrôleur Général sur les téléphones en prison.

 

«Plus l'accès au téléphone autorisé est, dans les faits, restrictif, plus la tentation est grande pour les détenus d'avoir recours aux téléphones cellulaires, dont personne n'ignore la réalité en détention, bien qu'ils soient prohibés», souligne M. Delarue. «Le respect de la vie privée et familiale exige d'une part l'abandon de l'installation de téléphone dans les cours» de promenade «ou les salles collectives, d'autre part la construction de véritables cabines téléphoniques», recommande-t-il.

 

Edit : le lendemain, parution d'un article plus fourni dans le Républicain Lorrain.

 

Repost 0
3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 11:00

L'histoire commence il y a à peu près dix jours, avec la publication d'un rapport d'expert concernant l'état délabré de la maison d'arrêt de Colmar, datant de 1791, et vétuste en plusieurs points : chauffage inexistant, très faible aération, douches très ancienes ... Le rapport ne fait pas grand bruit, même si on le compare à ce qu'avait énoncé le CGLPL début décembre.

 

Le 31 décembre, deux parlementaires haut-rhinois réagissent, font valoir leur droit de visite dans cette maison d'arrêt, et déclarent alors qu'elle n'est pas insalubre.

 

Pour clôturer l'histoire, dans la nuit du passage de 2012 à 2013, trois détenus s'évadent, mettant en évidence les failles des constructions.

 

" Ils avaient été condamnés pour des faits de moyenne délinquance, il ne s'agissait pas de grand banditisme ou d'un réseau constitué, a précisé ce mercredi le procureur Bernard Lebeau. La surveillance de la prison est humaine avant tout, or ils n'ont fait que peu de bruit en creusant dans le plafond assez friable. On ne peut que regretter l'état de la maison d'arrêt et les moyens matériels de l'administration pénitentiaire".

 

CQFD

 

 

 

Repost 0
29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 17:30

L'Est Républicain du 29 décembre 2012 questionne ainsi sa rubrique Région :

Un droit du travail pour les détenus ? 

 

La question du titre est simple, le sous-titre explique encore davantage les problématiques :

 

Les conditions dans lesquelles s'exerce le travail en prison mises en causes dans une question prioritaire de constitutionnalité posée devant le conseil des prud'hommes, et transmise à la Cour de cassation.

 

Je sais que c'est pas très beau, que c'est théoriquement du contenu payant, mais vu l'importance du sujet, je pense que l'Est Républicain m'en voudra pas de recopier le texte de leur journal (et puis je le fais manuellement, alors tant pis).

 

 

 

Le code de procédure pénale viole-t-il les principes fondamentaux lorsqu’il énonce, dans son article 717-3, que les salariés détenus " ne font pas l'objet d'un contrat de travail ? ". Deux avocats avaient soutenu cette hypothèse, le 4 juillet dernier, devant le conseil des prud'hommes de Metz auquel ils avaient posé une "question prioritaire de constitutionnalité" (QPC). Après avoir longuement hésité au point d'en appeler à un juge départiteur, la juridiction messine a finalement jugé que cette QPC n'était pas "dénuée de caractère sérieux" et l'a transmise par voie de conséquence à la Cour de cassation, filtre ultime avant saisine du Conseil constitutionnel.

 

Mes Thomas Hellenbrand et Xavier Iochum s'étaient appuyés sur un litige pourtant sur une demande de rappel de salaires d'un de leurs clients, incarcéré pour des braquages à la maison d'arrêt de Metz-Queuleu. Ce détenu avait travaillé plusieurs mois comme "auxiliaire" pour le compte de la société Sodexo, prestataire de services dans de nombreuses prisons françaises, moyennant une rémunération trois fois inférieure au taux horaire légal du SMIC.

 

"Aujourd'hui encore, dans notre pays, des détenus privés de tout contrat de travail peuvent ainsi travailler pour 2 €uros de l'heure. Ces conditions indignes violent non seulement les principes constitutionnels mais aussi les engagements internationaux de la France", avaient plaidé Mes Hellenbrand et Iochum.

 

Leur QPC visait le préambule de la Constitution de la IV ème République, lui-même invoqué dans le préambule de la Constitution du 4 octobre 1958, aujourd'hui en vigueur, et qui a donc valeur constitutionnelle. "Nul ne peut être lésé dans son travail ou son emploi en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances" proclame notamment le texte invoqué. "Le seul fait qu'un travailleur exerce son activité en prison peut-il le priver des droits associés au contrat de travail, à commencer par le droit au SMIC, alors même qu'il en supporte toutes les obligations (horaires, exigences de productivité, subordination hiérarchique) ? Nous ne le pensons pas" avait soutenu Me Iochum, qui déclarait vouloir agir pour qu'il soit mis fin à cette "situation de non-droit".

 

Alors même que le ministère public - tout comme l'avocat de la société Sodexo - considérait qu'il était juridiquement "incompétent", le conseil des prud'hommes s'es montré sensible à ses arguments. "Il existe une contradiction au moins apparente entre l'article 717-3 du code de procédure pénale, privatif du droit syndical et à la négociation collective pour les travailleurs détenus, et les termes généraux du préambule de la Constitution de 1946 qui apparaît garantir ces droits à tout travailleur, sans distinction", notent les juges messins dans leurs attendus.

 

La Cour de cassation, à qui la QPC a été transmise, dispose d'un délai de trois mois pour se prononcer sur son renvoi au Conseil constitutionnel.

 

Nicolas Bastuck

 

 

 

Affaire à suivre avec intérêt !

 

 

 

Source de l'image : ministère de la Justice

 

En plus de cela, je viens de tomber sur un article sur un livre sur les contrats de travail en prison. A découvrir ici !

 

Et pour les juristes spécialistes (ce que je ne suis pas), il y a aussi un article sur la question tiré de "Combats droits de l'homme" du Monde.

Repost 0
28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 14:45

Les photos publiées par le Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté.

 

Disponibles ici.

 

Repost 0
28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 14:00

 

Dans six mois, presque jour pour jour, Mounir Diari, président de l'association "J'veux m'en sortir", organise le festival Dedans-Dehors à Soufflenheim (67), le 29 juin 2013. Plus de détails sur la page Facebook de l'évènement ou sur le site de l'association. Nous sommes proches de cette association depuis un an et demi, comme le prouve cette vidéo.

 

Je profite de cela pour rappeler que l'excellente revue de l'Observatoire International des Prisons, Dedans-Dehors (ça ne s'invente pas), paraît tous les deux mois environ, et l'avant-dernier numéro traite des nouvelles prisons. Le dossier est à lire, c'est un véritable bijou. Et les autres numéros de Dedans-Dehors sont évidemment toujours aussi intéressants.

 

Je suis retombé par hasard sur un article du Point de Laurence Neuer, sur un entretien avec Jean-Marie Delarue, et je pense vraiment que ça vaut le coup d'y jeter un oeil. Voire les deux. Extrait :

 

"La loi [pénitentiaire de 2009, article 1] assigne à la prison trois missions : sanctionner, réinsérer et prévenir la récidive. Dire que "la prison est vide de sens", c'est constater que les deux dernières missions et notamment la réinsertion ne sont pas assurées aujourd'hui. Du coup, la prison rend à notre société des individus qui ressemblent trait pour trait à ceux qui sont entrés en prison, voire plus dangereux encore. En mettant dehors des gens qui "ont la haine", la prison ne rend pas service à notre société. Elle n'assure pas la sécurité des Français, ce qui va à l'encontre de sa raison d'être. Toutefois, et parce qu'elle est le réceptacle de toutes nos peurs, la prison a un sens : c'est d'être dissuasive. Elle est l'expression de ce que le châtiment est là, derrière ses murs. En somme, la prison n'est pas vide de sens, elle n'a pas le sens qu'elle doit avoir".

Repost 0
Published by GENEPI Nancy - dans Agenda
commenter cet article
28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 04:00

 

Mais malheureusement, les nouvelles se suivent et se ressemblent en prison : une détenue à Nancy s'est donné la mort avant-hier soir.

 

Pour égayer un peu ces fêtes de fin d'année, on peut faire rentrer des victuailles en prison, ce dont se chargeait l'association le Didelot. L'article de l'Est Républicain est limité d'accès sur Internet, mais je vous le mets quand même en lien.

 

Repost 0
19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 19:30

 

 

Retrouvez-en d'autres : Ici.

Et enfin, les photos de la JPJ !
Et enfin, les photos de la JPJ !
Et enfin, les photos de la JPJ !
Et enfin, les photos de la JPJ !
Et enfin, les photos de la JPJ !
Et enfin, les photos de la JPJ !
Et enfin, les photos de la JPJ !
Et enfin, les photos de la JPJ !
Repost 0
19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 16:45

Le premier film que j'ai regardé sur la prison ... et loin d'être le dernier !

 

Repost 0
Published by Pierre - dans Culture prison
commenter cet article
19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 12:30

Et nous tenons à saluer les représentants nationaux (Héloïse et Claire, pour pas les citer) qui défendent la cause de Philippe El Shennawy, enfermé depuis 37 ans en prison.

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/12/18/01016-20121218ARTFIG00636-des-etudiants-reclament-la-grace-presidentielle-pour-philippe-el-shennawy.php

 

http://laurent-jacqua.blogs.nouvelobs.com/tag/el+shennawy

 

Laurent Jacqua explique encore un peu plus le cas d'El Shennawy : "En mai dernier, la justice a statué sur son cas. En refusant de confondre ses peines, les magistrats estiment imaginable d'infliger à un homme une peine de 57 ans de prison, portant sa date de libération à 2032. Son combat est celui de centaines, voire de milliers d'hommes et de femmes qui croupissent dans les geôles françaises, tués par le temps."

 

 

En extra : il ne faut pas avoir peur des réactions extrêmes sur un texte assez rationnel et posé. Mais là, quand même, ça fait un peu peur ... "Il faut remporter la bataille des mots".

Repost 0

Présentation

  • : Genepi Nancy
  • Genepi Nancy
  • : Pour le décloisonnement de tous les lieux d'enfermement
  • Contact