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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 16:00

NANCY - Cette fois, aucune place au doute. La stupeur est réelle chez les habitants du Grand Nancy. On se souvient de l'indignation causée par la première campagne dite "En France, en prison", au mois de mai 2013.

 

Le grand changement avec mai 2013 a été l'ampleur de la mobilisation. Nous avons retrouvé Jean-Louis Dupont, responsable du service de la voirie à la Communauté Urbaine du Grand Nancy (CUGN). Il nous confie avec profondeur qu'il a été frappé par les moyens déployés pour cette campagne.

 

« La fois dernière, on avait retrouvé des affiches essentiellement en centre-ville, aux abords des lieux les plus fréquentés de Nancy.

– Quelle différence pour la campagne de décembre ?

– Les colleurs d'affiches se sont mobilisés alors que la température extérieure était de - 3 °C, et on a retrouvé des collages jusqu'au Haut-du-Lièvre, et même sur la commune de Vandoeuvre.

- On a incontestablement changé d'échelle alors ?

- Précisément. Le pire reste à craindre. »

 

Le préfet de Meurthe-et-Moselle Raphaël Bartolt, alerté par l'ampleur des collages, a mené une enquête interne pour se renseigner sur les pratiques pénitentiaires, dans les cinq lieux de privation de liberté dépendant du Ministère de la Justice dans le département. Il a alors sollicité le Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté, autorité indépendante ayant visité le Centre Pénitentiaire de Nancy-Maxéville au mois de juin 2010. Cette entité n'a fait que confirmer les difficultés et les dysfonctionnements des prisons lorraines.

 

Rappelons qu'en Meurthe-et-Moselle, il existe les établissements pénitentiaires de Nancy-Maxéville (un Centre Pénitentiaire de 693 places), de Toul (un Centre de Détention de 429 places), d'Ecrouves (un Centre de Détention de 269 places), de Maxéville (un Centre de Semi-Liberté de 56 places), de Briey (25 places, également en Semi-Liberté).

 

Notre enquête nous a mené à nous intéresser aux auteurs des affiches. Le logo "Genepi" suivi d'une adresse Internet nous a conduit à y faire un tour. Nous avons découvert l'action de ces activistes, à travers l'onglet "En France, en prison", reprenant précisément les slogans que l'on retrouve sur les affiches.

 

Nous avons cherché à rentrer en contact avec les membres du Genepi à Nancy. Ces militants clandestins, dénonçant les conditions de détention et remettant en cause les fondements de la Justice française, n'ont pour l'instant pas répondu.

 

Nos journalistes, mobilisés pour l'occasion, ont su retrouver de nombreuses affiches et les ont photographiées en exclusivité.

 

Les femmes et hommes politiques nancéiens se posent des questions, à l'approche des élections municipales et communautaires (23 et 30 mars prochains), sur la stratégie à adopter à propos de la thématique des prisons. Elle est pour l'instant la grande absente des débats de ces échéances électorales. Les actions du Genepi Nancy sauront-elles inverser cette tendance ?

 

France Tempo - Par notre envoyé spécial à Nancy, Jean Pipenstock

"En France, en prison" : l'inquiétude s'empare de Nancy
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